mardi 16 août 2016

Ouvrir la porte de l'âme au Souffle divin

Un souffle, oui, c’est cela la spiritualité. Le souffle de l’Esprit, sa lumière, à laquelle on cherche à s’ouvrir en se plaçant aussi souvent que possible dans l’esprit de bienveillance inconditionnelle. Comme disait Karl Graf Durkheim, « il n’y a pas à chercher Dieu, mais à se laisser trouver par Lui... ». Lui ouvrir la porte pour que Son Esprit pénètre en nous et nous insuffle Ses dons, pour notre Bien suprême et celui de tous, voilà ce qui nous est demandé en ces temps troublés où nous sommes testés dans notre capacité à aimer, non pas d’un amour conditionné par le fait que ce qui est aimé l'est parce qu'il satisfait nos besoins, mêmes fondamentaux, mais d’un amour inconditionnel, détaché et libre de toute attente.

Cette ouverture grâce à laquelle nous pouvons nous laisser trouver et pénétrer par l’Esprit de Dieu, n’est autre que l’esprit de bienveillance. La clé de voûte de la quête spirituelle tient en ces quelques lettres ! C’est ce secret essentiel qui est délivré au disciple tout au début de sa quête sous l’apparence d’un enseignement banal et anodin dont il ne comprend alors pas la portée, n’ayant pas encore la maturité pour cela. Cette maturité, il ne l’atteindra que bien des années plus tard, et alors, il pourra enfin se rendre compte qu’il possédait, dès le départ, ce secret dont il ne pouvait toutefois pas saisir la nature fondamentale parce qu’il n’y était pas préparé intérieurement. La graine fut déposée en lui dès le départ, et aura pris son temps pour germer, s’élever, fleurir et donner ses plus beaux fruits.

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Ce secret, c’est placer l’esprit de bienveillance au cœur de tout, dans chaque pensée, dans chaque geste, dans chaque regard, en chaque instant. Quoique l’on fasse, le faire avec amour, du mieux que l’on peut, dans cette noble intention que ce qui est touché, regardé, senti, goûté, soit aimé, élevé, béni, protégé, éclairé, qu’il s’agisse de soi-même (pensées, émotions, corps), ou de toute forme de vie à l’extérieur. Cultiver cet esprit dans les actes, des plus banaux aux plus grandioses : quand on fait son ménage, quand on fait sa toilette, quand on fait à manger, quand on parle à l’autre, quand on ressent une émotion, quand on s’identifie à ses pensées, quand on contemple la nature, quand on fait l’amour avec son partenaire, etc.

Tout faire dans cette pure et noble intention que ce qui est fait soit le fruit de l’amour en soi, pour la seule joie d’aimer, sans rien avoir besoin d’attendre en retour, car l’état d’être dans lequel on est alors placé suffit à nous remplir de bonheur. Ainsi, nous ouvrons la porte de notre être à la Lumière de l’Esprit, qui peut alors nous insuffler Ses dons et élever l’âme vivante à sa plus haute condition, celle du Verbe fait chair.

L’Amour de Dieu passe par l’amour de soi et de tout ce qui est.


Elan Sarro - Au Coeur du Présent