lundi 1 août 2016

Un pistolet dans l'assiette

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Le document PDF que nous vous mettons à disposition au téléchargement en fin d’article, est la retranscription d’une entrevue de près de 3 heures avec Robert Masson, intitulée « Un pistolet dans l'assiette, et mené par Régis&Greg Production, disponible également en deux parties sur Youtube. Nous tenons à remercier chaleureusement Monsieur Robert Masson de nous avoir autorisé à publier ce document, après avoir aimablement pris la peine de le relire et d'y apporter quelques corrections.

Afin d’alléger le texte et de le rendre plus agréable à la lecture, nous avons pris la liberté de supprimer les explications et expressions redondantes lorsqu’elles n'étaient pas indispensables à la compréhension des propos de Robert Masson. Aussi, pour que le lecteur puisse se repérer plus facilement parmi les nombreux thèmes abordés, nous avons ajouté des titres pour les séparer distinctement.

Bien que l’entrevue de Robert Masson constitue à ce jour le tour d’horizon le plus censé qu’il nous ait été donné de découvrir au sujet des dérives des modes alimentaires « à la mode », nous tenons à mettre en garde nos lecteurs sur le fait que tout n'y est pas dit pour autant, et que bien des voiles doivent encore être levés sur les méfaits de l'alimentation industrielle contemporaine et sur les dangers des nouveaux modes alimentaires.

Comme le dit Robert Masson lui-même, en matière de nutrition, tout ce qui est systématique est faux, et il est dès lors important de toujours considérer que la vérité − dans le sens de ce qui est vrai pour soi-même, et non pour la totalité des individus − a davantage de chance d’être approchée dans le plus large éventail possible des nuances et des angles de vue, que dans l’énoncé d’une théorie qui mettrait exclusivement l’accent sur l’alimentation, si plaisante soit-elle au premier abord en cela qu’elle conforte les croyances existantes, ou qu’elle en crée de nouvelles dans le mental de celui ou de celle qui s’y attache d’autant plus facilement qu’elles lui confèrent l’impression de détenir la « vérité absolue », avec le sentiment valorisant d’avoir raison là où tous les autres se fourvoient dans l’illusion, dans l’ignorance et dans l’erreur.

Si tout systématisme en matière d’alimentation est faux, le systématisme qui veut que la santé soit uniquement une question d’alimentation, est faux également. La santé physique et psychique d’un individu n’est pas exclusivement une affaire d’alimentation, mais dépend également de bien d’autres facteurs, comme par exemple l’exposition à la lumière du soleil, un sommeil profond et réparateur, des rapports humains harmonieux, tant physiques (caresses, sexualité épanouie) que psychologiques (communication bienveillante), la bonne gestion des émotions, le contact avec l’harmonie de la nature, la possibilité de vivre sa vie rêvée et d’en tirer à la fois du sens et de la joie, la fréquence aussi réduite que possible à l’exposition aux facteurs de stress, et... la qualité de la respiration.

Il est erroné de croire qu’une bonne alimentation permet d’être en bonne santé systématiquement ; agir sur cette dimension peut certes alléger la psyché en cas de troubles somatopsychiques, mais en aucun cas résoudre les conflits d’ordre psychosomatiques qui sont le plus souvent à la base de mauvaises habitudes respiratoires, elles-mêmes causes de nombreux symptômes et déséquilibres dans le corps. Penser que l’on peut régénérer l’âme en purifiant uniquement le corps, comme on l’entend désormais très souvent aujourd’hui, est très simpliste et source d’illusions qui peuvent amener à des conséquences fâcheuses pour la santé physique et psychique.

À la différence de l’animal, l’être humain n’est pas essentiellement « animique », mais est aussi et surtout « spirituel ». En d’autres termes, l’être humain est doté d’une âme, mais également d’un esprit, contrairement à l’animal qui est exclusivement instinctif. En effet, l’être humain dispose d’une intelligence qui lui confère le pouvoir d’influencer sa physiologie, son âme, alors que le comportement de l’animal est exclusivement influencé par l’état de sa physiologie, en particulier de ses intestins. Prétendre que le comportement et l’intelligence de l’être humain sont conditionnés en exclusivité par son « second cerveau » (soit son système nerveux entérique, situé dans les intestins, siège de l’âme), est donc totalement faux. Cela serait vrai si l’être humain était l’égal de l’animal et qu’il était lui aussi dépourvu de la puissance de l’esprit. Il faut donc comprendre par là que, pour l’être humain, l’âme et l’esprit peuvent s’influencer réciproquement ; les intestins peuvent influencer l’esprit, et l’esprit peut influencer les intestins. Cela va dans les deux sens, et nous dirions même que le pouvoir de l’esprit sur les intestins est plus grand que celui des intestins sur l’esprit (à condition bien sûr d'être capable de maîtriser son propre esprit, ce qui est malheureusement loin d'être le cas chez l'homme moderne...).

Cette influence prépondérante de l’esprit sur l’âme apparaît clairement au niveau de la respiration. En commandant le relâchement du corps et en apportant le lâcher-prise et l’apaisement à l’âme, l’esprit peut bien plus rapidement améliorer l’état de la respiration qu’en entreprenant des démarches pour rétablir l’équilibre physiologique du tube digestif. L’état de la respiration étant amélioré par l’influence de l’esprit, celle-ci peut dès lors agir puissamment et rapidement en vue de rétablir l’équilibre physiologique, qui en retour influencera positivement l’esprit.

Comprenez donc par là que si la respiration est entravée à cause de blocages psychosomatiques, créés au niveau de l’esprit, l’alimentation, même parfaite, ne peut apporter tous ses bienfaits, car le déficit d'énergie vitale engendré par cette mauvaise respiration, empêche d'en puiser les bonnes choses et d'en éliminer les moins bonnes (d'où phénomène d’intoxication par l’alimentation, même si celle-ci est hyper saine).

La santé est une question d’équilibre sur tous les plans, et parmi l’équilibre de ces plans, celui de l’esprit est prépondérant sur ceux de l’âme et du corps. Si rien n’est séparé de rien et si tous les plans sont interreliés et s’influencent réciproquement, l’influence du sommet de la pyramide sur sa base sera toujours plus importante que l’inverse...

Nous vous invitons à découvrir ce document PDF avec toute la distanciation émotionnelle et tout le discernement requis. Avec internet, nous disposons aujourd’hui d’un fantastique moyen de faire nos propres recherches pour vérifier telle ou telle information et nous construire une opinion la plus en phase possible avec nos véritables besoins, qui sont toujours uniques, individuels, et par conséquent non comparables avec l’expérience d’autrui, dusse-t-il être un puits de science ou un modèle de sagesse et de vertu.

L’attitude qui se caractérise par la prudence, la mesure et l’esprit critique, est à notre sens absolument nécessaire pour éviter de tomber dans le piège de l’adhésion à des propos dont la teneur est de nature à exacerber le sentimentalisme et l’esprit de division si répandu chez l’homme moderne, dont l’état d’esprit est, bien malheureusement, le plus souvent conditionné par les pensées des autres que par celles de sa nature véritable, avec les besoins et aspirations de laquelle il n’est que rarement en phase.

Bonne lecture à vous,

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