vendredi 2 octobre 2015

Hommage au Cervin et à ce qu'il symbolise

aucoeurduvivant mont cervin elan sarro
Crédit image : Elan Sarro
Le 28 septembre 2015, j'étais à Zermatt, en Suisse, pour y rendre visite au majestueux Mont Cervin. J'ai toujours eu un lien particulier avec cette montagne. En 1989, alors que j'étais âgé de seulement 7 ans, j'ai marché 8 heures avec mon père, pour atteindre la cabane du Hörnli, perchée sur le flanc du Cervin, à 3260 mètres d'altitude, provoquant l'admiration des nombreux marcheurs que nous dépassions, et qui faisaient part à mon père de leur étonnement de voir un aussi jeune enfant réaliser cette ascension avec autant d'aisance, et sans jamais se plaindre. Sans doute fus-je porté par l'énergie du lieu, avec laquelle j'entrais déjà pleinement en résonance. Plus tard dans l'adolescence, un grand puzzle du Cervin tapissait le mur de ma chambre ; une manière pour moi de garder un lien avec cette montagne qui m'avait tant fasciné. Ce n'est que 26 ans plus tard que je retournai sur les lieux pour me rappeler aux bons souvenirs de cette splendeur des Alpes. C'est avec une grande joie que je passai toute ma journée, à me promener dans les montagnes offrant une vue imprenable sur le Mont Cervin, que je ne me lassai pas d'admirer avec le coeur, me laissant imprégner par son puissant rayonnement, et le priant de me délivrer quelques-uns de ses secrets. Nourri et enthousiasmé par ces belles retrouvailles, je ressentis l'élan de rédiger quelques lignes en guise d'hommage au Mont Cervin, dont l'influence spirituelle est malheureusement trop méconnue. Voici ces quelques lignes, avec leur mise en paroles et en images un peu plus bas :


"Il est des lieux qui recèlent leur part de mystère, leur part de sacré, et qui devraient susciter l’admiration et le respect. Des splendeurs de la nature devant lesquelles nous devrions nous incliner humblement, faisant taire notre mental, prenant la posture de la révérence devant une puissance qui nous dépasse, qui nous subjugue par son imposante présence.

Ô Mont Cervin, Seigneur des Alpes, tu es l’une des innombrables merveilles de la nature. Hélas, dans un monde moderne qui inverse les valeurs et pervertit les symboles, tu as été réduit à une vulgaire attraction touristique. Montagne la plus photographiée du monde, tu fais le bonheur de l’économie de marché, à qui tu prêtes ton image, ne recevant en retour que l’indifférence et le mépris de ceux qui se servent de la nature pour servir leurs intérêts propres. Star bien malgré toi du marketing et égérie du « Made in Switzerland », l’attention dont tu fais l’objet n’est pas celle à laquelle tu aspires en ton cœur. On te prend en photo, on crapahute sur tes flancs et on gravit ton sommet, pour pouvoir dire : « j’y étais », « je l’ai fait », pour la seule satisfaction de posséder un bien futile trophée. 

Bien trop rarement l’évocation de ta présence s’accompagne de la reconnaissance et de la gratitude pour la puissante force de guérison dont tu fais bénéficier les êtres qui ont eu le privilège de fouler ton sol, ou simplement de poser leur regard sur toi. Et que dire des esprits de la nature, sentinelles éthérées qui assurent ta protection, dans l’ignorance la plus totale, de leur rôle pourtant fondamental. 

Ô divin Cervin, pour le mental formaté par la société de consommation, rendu imperméable et insensible aux vertus de la nature, tu es une belle montagne, sans plus. Mais il y a quelque chose de plus grand, d’inexprimable qui se dégage de toi. Tu es une énigme, un mystère, qui ne délivre sa vérité qu’à celles et ceux qui ont la volonté de voir le cœur des choses plutôt que leur écorce superficielle. 

Te comprendre, et connaître tes secrets, n’est possible qu’avec le cœur. Méditons sur ta forme, et sur l’impression de sagesse et de force qui transparaît avec tant d’évidence lorsqu’on te contemple. Oui, sagesse et force, sont les attributs les mieux à même de te résumer, que l’on retrouve conjugué dans le Sphinx de Gizeh, auquel tu ressembles étrangement. 

Ô majestueux Mont Cervin, radieux Sphinx des montagnes. Tu possèdes la sagesse du Ciel, et la force de la Terre, la sagesse de l’ange, et la force du lion. Les premiers chrétiens d’Égypte assimilaient le Sphinx au Christ. Le Christ, non pas en tant que personnage religieux, mais en tant que Principe même de la vie, la Pierre vivante dont parlent les Evangiles, la Pierre philosophale des hermétistes, fruit du mariage alchimique entre le Ciel et la Terre, entre le Masculin et le Féminin, entre l’Esprit et la Matière. 

Ô Cervin, nous pouvons nous relier à toi, et nous laisser inspirer par cette sagesse et cette force d’amour que tu rayonnes, influence spirituelle du Ciel que tu reflètes, à la manière d’un prisme fragmentant la Lumière blanche du Divin, en une multitude de couleurs rayonnées dans toutes les directions de l’espace. 

Cette influence spirituelle que tu nous offres généreusement, est une puissante énergie qui guérit le corps et l’âme. Les consciences minérales qui forment ton corps, propulsent ta force d’amour à des milliers de kilomètres, dans toutes les directions de l’espace. Tu nettoies, transmutes et réinformes constamment l’espace physique et subtile, faisant ainsi contrepoids aux pollutions physiques et psychiques émises par à une Humanité rebelle et inconsciente des lois qui participent à l’harmonie, à l’ordre et à l’équilibre. 

Ô précieux Cervin, puisse ce vibrant hommage te rendre grâce, et te faire connaître dans ta dimension la plus sacrée, celle de symbole vivant du Fils de l’Homme, Principe vital dont tu incarnes et véhicules magistralement toute la sagesse et la force. 

Ô noble Cervin, radieux médiateur du Ciel et de la Terre, puissions-nous réaliser que le vivant dont tu es le symbole, est en nous également, et qu’il est de notre devoir et de notre responsabilité d’acquérir la sagesse dont nous avons besoin pour en canaliser toute la force, afin que nous puissions devenir nous aussi les Pierres vivantes qui construisent la Maison spirituelle, dans laquelle nous nous sentirons unis les uns aux autres, dans l’amour, la fraternité, la tolérance et la paix, mais dans la conscience de la beauté des différences qui nous distinguent, et qui habillent par en autant de couleur et d’harmoniques merveilleuses, le Souffle divin qui fait battre nos cœurs, à l’unisson, dans une vibration source de joie, d’harmonie et de créativité librement exprimée. 

Au sein de cette fraternité humaine, toutes les religions ont leur place, dans la juste compréhension de leurs saines valeurs, libérées des poisons de la haine et de l’exclusivité que l’illusion leur aura injecté durant des siècles pour diviser les hommes entre eux, leur faisant oublier l’essence commune qui les unit en leur cœur, au-delà des écorces superficielles qui ne les séparent qu’en apparence."

 
 
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