vendredi 22 avril 2016

Un exercice de respiration pour stimuler la guérison

La maladie est la conséquence d’une rupture de l’harmonie, synonyme d’équilibre, sur le plan physique de l’être. Cette rupture peut avoir pour cause de nombreux facteurs, dont l’origine peut être tant physique que psychique, et Dieu sait si notre mode de vie moderne nous rend vulnérable face à ces multiples facteurs. 

Heureusement, la nature a mis à notre disposition des moyens tout aussi puissants qu'harmonieux, pour nous aider à rétablir l’équilibre, et donc à guérir. L'un de ces moyens, parmi les plus puissants qui soient, mais aussi parmi les plus méconnus, étonnamment, c'est la respiration consciente et profonde. Peut-être savez-vous déjà que la maladie se développe généralement dans un terrain trop acide ; trop acide car insuffisamment pénétré par l'oxygène véhiculé par une respiration devenue, avec le temps, superficielle, à cause notamment des blocages psycho-physiques qui entravent le mouvement du diaphragme, qui est le muscle qui régule la respiration. Ces mémoires psycho-physiques accumulées au fil des années, se sont cristallisées dans notre corps et déséquilibrent sa physiologie, et toute rupture d'équilibre prolongée dans le temps, aboutit inévitablement à la maladie. Si la cause de la maladie se situe effectivement au niveau de ces mémoires psycho-physiques, alors on parle de maladie psychosomatique, et la guérison passe alors par la libération de ces mémoires. Toutefois, cela implique un travail en psychothérapie qui peut être conséquent, et nous n’en avons pas toujours les moyens à court terme. Qu'à cela ne tienne, il existe ce moyen très puissant, la respiration consciente, qui peut nous aider énormément, sans avoir à « creuser » au niveau des causes psychiques dans l’immédiat (il faudra néanmoins faire ce travail un jour où l'autre...). 

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La pratique de l’exercice suivant, plusieurs fois par jour, avec régularité, permet non seulement au corps d'éliminer une grande quantité de déchets métaboliques par la voie respiratoire (les poumons sont l'émonctoire le plus important du corps), contribuant ainsi à le décrasser, mais aussi et surtout à lui apporter cet oxygène manquant dont il a besoin pour neutraliser l'acidité excédentaire à l'endroit où la maladie se développe, ce qui aura, en toute probabilité, un effet puissamment curatif, quelle que soit la cause de son développement. D'autre part, si cet exercice est pratiqué dans un endroit naturel chargé en ions négatifs (le prâna de la tradition orientale), le corps reçoit une grande dose d'énergie vitale, qui lui sera des plus utiles également pour rétablir l'harmonie. Cet exercice peut également conférer une plus grande force au niveau psychique (confiance en soi, enthousiasme, magnétisme) et améliorer la qualité de notre sommeil, avec tous les bénéfices que cela implique sur tous les plans. 

L'exercice

On s’assoit le dos bien droit, sur une chaise ou en tailleur. On rapproche très légèrement le menton des clavicules de manière à étirer très légèrement la zone de la nuque. On passe en revue le corps de la tête aux pieds, en ressentant et relâchant chaque partie (commander ce relâchement mentalement, partie par partie, tout en en ressentant les effets agréables). Cela ne prend pas plus de 4-5 minutes. Une fois arrivé au pied, le corps doit être bien détenu et une différence dans le flux de la respiration doit déjà être perceptible : libérée des crispations inconscientes et inutiles, elle est devenue plus profonde, plus fluide. A ce stade, l'oxygénation est meilleure, mais peut encore être l'améliorer. Pour se faire, on se concentre sur le bas-ventre (le hara de la tradition japonaise), en pleine conscience, et sur cette zone uniquement, à l'exclusion de toutes les autres. Tout en ressentant le bas-ventre, on imagine qu'il s'y trouve une éponge que l’on va chercher à compresser, à « essorer », durant l'expiration, en se servant uniquement des muscles de l’abdomen. On compresse cette éponge en poussant l'abdomen vers la colonne vertébrale, tout en ressentant bien les sensations produites par cette compression, dans le bas-ventre. Cela aura pour effet de pousser le diaphragme vers le haut et donc de bien vider les poumons de tout l'air vicié qu'ils contiennent (air vicié qui représente, symboliquement, nos vieux schémas désuets, limitatifs, qu’il nous faut lâcher pour nous ouvrir à l'influence bénéfique de notre véritable « Moi »). Mais attention, surtout ne pas compresser la cage thoracique ; elle doit rester quasiment immobile, bien bombée, durant tout l'exercice. Une fois les muscles abdominaux bien contractés et l'éponge imaginaire bien essorée (sans forcer toutefois, cette contraction ne doit pas être douloureuse...), on relâche ces muscles et on laisse l'inspiration se faire toute seule, sans contrôler quoique ce soit, en se concentrant uniquement sur le relâchement global du corps. On laisse également le début de l'expiration se faire tout seul, et on l’approfondit ensuite avec la compression volontaire des muscles abdominaux, et ainsi de suite. Cet exercice peut être pratiqué durant 10 minutes (1ère phase de relaxation inclue), trois fois par jour (matin, midi, soir), si possible avant les repas, quand l'estomac est vide. 

Cet exercice est sans danger, sauf si l’on souffre de graves pathologies respiratoires ou cardiaques, auquel cas il serait préférable de demander l'aval d'un médecin. Après quelques jours de pratique régulière, si on le sent bien, on peut augmenter progressivement la durée de l'exercice. 

Elan Sarro 

Cet article était initialement une réponse à un courriel qui a été remaniée pour l’adapter à une publication tout public.