jeudi 22 janvier 2015

Fibromyalgie et spasmophilie

(c) Zerbor - Fotolia
De plus en plus de gens souffrent de ce qu’on appelle désormais les « maladies de civilisation », dont font partie la fibromyalgie et la spasmophilie. Parce que les symptômes qui caractérisent ces maladies sont souvent (mais pas systématiquement) psychosomatiques, la médecine moderne est démunie et ne peut pas toujours orienter efficacement les personnes en souffrance. L’isolement que ces personnes vont rencontrer dans leur rapport à la maladie, sera un facteur aggravant de leur état, à la fois physique et psychologique.

Face à ces maladies encore peu connues du grand public, les solutions efficaces sont encore rares. Dans article, nous faisons un tour d’horizon de ces deux syndromes et apportons une explication claire sur leur cause principale : le blocage de l'énergie vitale. En outre, proposons une voie de guérison qui a fait ses preuves. Cette voie de guérison n’a rien de facile, car elle implique certains efforts à accomplir en vue de modifier le rapport que l’on a avec soi-même, l’autre ou la vie en général. Il s’agira de prendre conscience des mauvaises habitudes psycho-corporelles qui sont à la base des nombreux symptômes de ces maladies, et qu’il faudra progressivement déprogrammer par une saine gestion des émotions. Bien qu’elles ne permettent pas à elles seules une guérison profonde, la relaxation, la sophrologie et la méditation, apporteront un apaisement et un soulagement qui auront un effet très bénéfique sur les symptômes, au même titre que d’autres techniques et mesures proposées dans cet article.


Si les conditions de vie se sont améliorées au cours des dernières décennies, notamment au niveau de l’hygiène et de la qualité des soins, nous constatons paradoxalement un accroissement de la souffrance morale des individus et de nombreux « syndromes », inconnus de nos ancêtres, ont fait leur apparition. En effet, dans notre monde « civilisé », de plus en plus de personnes disent souffrir de maux nouveaux face auxquels la médecine moderne semble démunie. Ces maux étranges et anxiogènes pour ceux qui les subissent, sont regroupés sous l’appellation des maladies dites « de civilisation ». Dans cet article, nous parlerons principalement de deux de ces nouveaux « syndromes », à savoir la fibromyalgie et la spasmophilie, mais les explications que nous donnons à leur sujet, tant au niveau de leurs manifestations physiologiques que de leur cause, peuvent également être appliquées à bien d’autres de ces nouvelles maladies affectant l’homme moderne.

S’intéresser à la cause plutôt qu’aux symptômes

La médecine allopathique est le plus souvent démunie face à ces maladies dites « de civilisation ». Elle est limitée puisqu’elle ne considère que la dimension physique, celle des conséquences ou des effets. Elle s’arrête généralement au niveau des symptômes, or les véritables causes de ces maladies se situent bien souvent au niveau de l'âme, c'est-à-dire au niveau de l'énergie vitale qui anime le corps. Traiter un symptôme sans traiter la cause nous condamne à le revivre, et donc à devenir dépendants de certains remèdes, médicaments ou substances. Ces remèdes sont utiles, puisqu’ils nous permettent d’alléger la souffrance physique, et donc morale aussi, mais si on veut une guérison totale, il faut traiter également la cause, qui est donc psychique, c'est-à-dire relatif à la psyché, donc à l'âme.
Face à son aveu d’impuissance, la médecine moderne va parfois jusqu’à dire que c’est « dans la tête » du malade. Ce n’est évidemment pas aussi simple que cela. Nous allons faire un tour de la question, en regardant ce qui se passe à la fois au niveau du corps et de la psyché. Le but est de donner une explication qui permette de comprendre ce qui se passe, mais aussi et surtout de présenter des solutions efficaces.
La souffrance a assez duré, nous sommes à l’ère de la guérison de cette souffrance que l’homme moderne s’est infligée par ignorance des lois du vivant qui président à l’harmonie, à la santé, et à la joie. À cet homme moderne, il s’agit de redonner les clés de la santé, par des explications simples, et des solutions simples également.
Ce n’est pas étonnant qu’un nombre toujours plus grand de personnes disent souffrir des maladies de civilisation, comme la fibromyalgie et la spasmophilie. D’un côté on nous en demande toujours plus, tout va de plus en plus vite, on est hyperstimulé de tous les côtés, avec un éloignement toujours plus grand d’un mode de vie naturel et sain, adapté aux âmes sensibles, et d’un autre côté, on est de plus en plus handicapé dans notre gestion des émotions. On est divisé, écartelé, tiraillé entre les élans vitaux de notre âme et les constructions mentales qui ont été érigées pour les contrôler. On ne nous apprend pas à gérer nos émotions, mais on doit pourtant tout contrôler, tout gérer, être infaillible, invulnérable, comme si la faiblesse et la vulnérabilité étaient quelque chose de dégradant. N’y a-t-il pas là un grand paradoxe ? Pour survivre dans ce monde qui sacrifie l’harmonie et la simplicité sur l’autel de la croissance sans fin, on serre les dents, on lutte, on rame, mais la croissance perpétuelle que les politiques et les économistes voudraient réaliser en exploitant à outrance le vivant, se heurte à un mur : la nature n’a pas été faite pour cela, et elle lui fait comprendre ! Lorsqu’on est dans une logique du toujours « plus vite, plus haut, plus fort » pour reprendre la maxime de Coubertin, l’équilibre naturel finit par se rompre, et c’est le drame, la tragédie, la récession, la chute, le chaos et sur le plan individuel, l’accident, la dépression, la maladie.

Ces syndromes que sont la fibromyalgie et la spasmophilie sont en quelques sortes les signaux d’alarme qui nous informent qu’on ne vit pas comme on le devrait. Il y a un mal-être physique qui nous démoralise, nous déprime, nous mine. Ce mal-être provoque des états d’âme qui en retour, vont encore davantage perturber le corps, dans un cercle vicieux infernal où l’on va toujours plus mal, tant et aussi longtemps qu’on n’aura pas pris le taureau par les cornes pour inverser la tendance. Mais bien souvent, on sait qu’on va mal, on le voit bien, on le ressent, mais on n’a pas la connaissance pour comprendre ce que l’on vit, ni les outils pour s’en sortir. On est démuni, et cette incompréhension nous fragilise encore plus moralement.

Que l’on parle de spasmophilie ou de fibromyalgie, la cause est exactement la même ! Cette cause, sur laquelle il va falloir agir impérativement, sans quoi il n’y aura pas de guérison possible, c’est la mauvaise gestion des émotions, qui induit énormément de blocages d’énergie dans le corps, blocages qui sont précisément la cause première de l’hyperexcitabilité nerveuse qui est responsable des nombreux symptômes désagréables dont on souffre dans les cas de spasmophilie et de fibromyalgie.

Une hypersensibilité, une hyperémotivité…

Les personnes touchées par ces syndromes sont hypersensibles. De par leur forte émotivité, elles ont un gros potentiel vital, mais l’énergie qui devrait pouvoir circuler librement pour leur donner cette force de vie fantastique, est malheureusement bloquée par leur mauvaise gestion des émotions. Et plus l’énergie est forte, plus elle fait des dégâts lorsqu’elle est bloquée. Pour expliquer ça, utilisons l’image d’un puissant courant d’eau qui dévale une pente ; si on essaie de lui résister, si on essaie de construire un barrage, une digue, la pression devient de plus en plus forte, et ça finit par casser. On peut transposer cette métaphore au corps. Ce courant d’eau puissant, c’est l’émotionnel très fort de la personne hypersensible, qui est comme une éponge, elle prend tout à cœur, elle prend tout sur ses épaules (parfois bien frêles), même la souffrance des autres. Mais il n’y a pas que le fait de prendre tout à cœur, il y a aussi un fort élan créateur, un élan de vie qui aspire à s’épanouir par des actions concrètes. Les personnes spasmophiles et fibromyalgiques sont souvent des rayons de soleil.
Mais le problème, c’est qu’elles s’empêchent de rayonner leur lumière, elles s’interdisent d’exprimer leur vérité, leur joie de vivre. On les a beaucoup étouffées, muselées, moralisées, surtout dans l’enfance, par une éducation très répressive, et elles ont du coup mis en place des mécanismes de contrôle pour ne pas vivre le jugement, le rejet et l’humiliation, avec la sensation de culpabilité qui leur est associée. Alors ces personnes contrôlent, elles portent un masque, elles cachent, elles s’empêchent de dire ce qu’elles ont sur le cœur, elles restent en superficie, dans leur mental, à ressasser, à réfléchir, à tourner en boucle les mêmes schémas. En arrière-plan, l’âme est brimée, meurtrie. Les émotions sont bloquées, car ces personnes ne s’autorisent pas à les vivre, à les ressentir, à plonger dans le vivant, en elles, au travers des sensations corporelles qui se manifestent dans leur corps. Elles sont toujours dans la tour de contrôle mentale, en périphérie du vivant. Mais l’énergie bloquée va forcément devoir s’évacuer d’une manière ou d’une autre, et c’est le corps qui devient cette porte de sortie, via toutes ces décompressions, ces décompensations, qui constituent la kyrielle de symptômes désagréables que l’on connaît dans la spasmophilie ou la fibromyalgie.

Voyons ce qui se passe au niveau du corps…

L’émotion, c’est l’énergie vitale en circulation. Quand une émotion est vécue librement, exprimée, ou simplement ressentie avec attention, elle est agréable, même la tristesse, même la peur, même la colère. Le problème commence quand on juge cette émotion, ce « vivant » à l’intérieur de soi, et qu’on lui colle une étiquette : bon-mauvais, acceptable-inacceptable, moral-immoral, approprié-inapproprié, valorisant-dévalorisant, etc. Tout ce qui n’est pas moralement admis par le monde extérieur, sera indigne d’être aimé, et il faudra donc le cacher, le voiler, le contrôler, l’étouffer. Mais ce n’est pas parce que l’énergie vitale ne se voit pas à l’extérieur parce qu’elle est sous contrôle, qu’elle est libérée pour autant. Bien au contraire, une émotion bloquée devient toxique, ça devient un poison pour le corps.

Le mot « émotion » vient du latin ex movere, qui signifie « se mouvoir vers l’extérieur ». L’émotion doit pouvoir jaillir, circuler, s’écouler librement. Cette énergie est une force d’action, une force de mouvement, qui nous place dans une dynamique évolutive, qui est celle du mouvement même de la vie ! Cette énergie vitale en mouvement, cette émotion, déclenche des hormones qui vont activer les muscles, pour faire suivre ce mouvement par le corps. Mais si ce mouvement, cette libre circulation, ne peut avoir lieu parce qu’on la bloque, l’énergie va se figer, et rester en stagnation dans le corps. Au niveau physiologique, si l’énergie reste dans le corps, celui-ci va continuer de produire des hormones pour une action qui toutefois, ne vient pas. On va tourner en rond à l’intérieur. Ces hormones, comme l’adrénaline par exemple, vont donc continuer d’être produites tant que l’émotion sera bloquée, et cela va induire des crispations musculaires chroniques, à différents endroits du corps, et qui vont notamment entraver la respiration, qui ne va pas pouvoir réguler de façon optimale les échanges gazeux dans le corps, d’où l’hyperventilation caractéristique de la spasmophilie. Cette limitation des mouvements respiratoires est une catastrophe pour le corps, mais aussi pour la psyché, car l’un et l’autre sont intimement reliés. Ce n’est pas Juvénal qui contredirait ce point, avec son fameux « mens sana in corpore sano » (traduction : un esprit sain dans un corps sain).

Voilà l’explication de la spasmophilie et de la fibromyalgie. En résumé, il y a donc des états émotionnels forts et fréquents liés à une hyperémotivité, une hypersensibilité chez la personne, qui sont malheureusement réprimés par un ensemble de mécanismes de contrôle issus des conditionnements mentaux. La forte énergie émotionnelle déployée est bloquée par ces mécanismes de contrôle, qui sont pour la plupart des névroses, et qui se sont à la longue ancrés profondément dans la psyché. L’énergie vitale étant bloquée, elle continue d’envoyer des signaux au corps afin qu’ils produisent des hormones pour booster le corps et déclencher le mouvement pour libérer l’émotion, par les gestes, par l’expression, la parole, etc. Mais ce mouvement ne vient pas puisque la personne contrôle, retient, réprime. Cela engendre donc une dépense hormonale permanente qui va en retour, déminéraliser les cellules, notamment au niveau du magnésium qui s’épuise, ce qui va produire une hyperexcitabilité neuromusculaire chronique, et donc une hypersensibilité aux facteurs de stress, qu'ils proviennent du monde extérieur ou du mental, avec toutes les conséquences que cela implique au niveau des symptômes (voir liens tout au bas de l'article). Aussi, et c’est facile à comprendre, les crispations musculaires inutiles − bien souvent inconscientes puisqu’on ne se rend pas compte qu’on est tendu, crispé −, en plus de perturber grandement le flux naturel et harmonieux de la respiration, vont produire du catabolisme, et donc des déchets, comme des acides par exemple, qui vont venir enflammer les tissus. Le corps, en retour, va devoir produire du cortisol pour neutraliser cette inflammation. Si le déséquilibre est chronique, il devient délétère. Les glandes qui produisent ces hormones s’épuisent, les surrénales notamment, qui sont en lien avec la joie de vivre. En conséquence, on est de plus en plus abattu, déprimé. Et plus on est déprimé et abattu, plus on est crispé, tendu, en contrôle. Et on s’épuise toujours plus… ! Le cercle vicieux, encore et toujours. Les conséquences physiques sont nombreuses, on brûle le corps (c’est ce que signifie l’expression burn out d’ailleurs). On est brûlé de l’intérieur. Le système nerveux est saturé d’énergies bloquées, complètement effondré, dévitalisé, épuisé, déréglé. A cause de l’acidité produite par l’état de stress chronique, il y a une déminéralisation de l’organisme. Le corps va puiser des minéraux alcalins dans les tissus, pour tamponner l’acidité excédentaire. A ce niveau, prendre des compléments alimentaires permettra de limiter les dégâts. Mais beaucoup de gens vont s’arrêter là. Elles vont prendre du magnésium, des citrates alcalins, mais ne vont ainsi agir que sur les symptômes. C’est déjà bien, on s’entend, mais c’est loin d’être suffisant si l’on espère pouvoir guérir sur tous les plans.

L’importance d’identifier et de traiter la cause…

Comprenons bien que l’épuisement des glandes endocrines et les carences en minéraux, en vitamines, en oligo-éléments, ne sont pas la cause, ce ne sont que les conséquences de cette mauvaise gestion des émotions. Si la cause, qui est donc cette mauvaise gestion des émotions, n’est pas traitée, on ne guérira jamais ! On aura des moments de répit, en fonction des circonstances extérieures, mais tôt ou tard, ça reviendra… on fera les montagnes russes émotionnelles, et la lassitude et la démoralisation nous gagneront, inexorablement. Si on ne fait rien pour briser ce cercle vicieux destructeur, on va vieillir prématurément, et le plus déplorable dans tout ça, c’est qu’on n'est pas heureux, on passe à côté de la vie à laquelle on a droit, et à laquelle on aspire en notre âme, une vie qui s’inscrit dans la voie harmonieuse du juste milieu, source de joie, de créativité, de partage, d’amour.

L’hyperactivité qui nous tient dans le monde moderne n’a rien à avoir avec le mouvement, c’est une fuite hors du vivant, c’est un « tsunami » qui détruit tout sur son passage ! le stress est vraiment le mal du siècle…! Il ne faut pas jeter la pierre au système pour autant, car c’est à l’être humain de se remettre en question, c’est lui qui fait le système, qui l’entretient, qui l’alimente, par ses mauvaises habitudes, par son ignorance, par son manque de volonté. Il faut vraiment considérer la question de l’éducation des gens aussi, leur apprendre à se reconnecter à eux-mêmes, pour ne plus se laisser déporter et perdre pied dans les choses de ce monde. Il y a la nécessité d’un retour à l’équilibre, au sacré, en soi-même. C’est ça qui va guérir les personnes souffrant de spasmophilie et de fibromyalgie : un retour à l’essentiel, par lequel on se libère de tous ces mécanismes de défense qui nous éloignent de notre centre, qui nous maintiennent en périphérie, dans le contrôle, dans la rigidité, dans la répression.
La guérison, c’est un retour vers soi, par lequel on se remplit vraiment, pas par des stimulations artificielles, mais par la lumière de notre présence, qui nous apporte la véritable plénitude source de joie, d’harmonie, de paix, de santé.
Il est vital de remarquer qu’on passe notre temps à dilapider notre énergie à faire des choses qui ne contribuent pas à notre épanouissement. Il est vital de remarquer cette tendance à l’hyper-activisme, à la recherche permanente de stimulation en surface pour anesthésier ce que l’on ressent. Il est important de comprendre que ce n’est pas en s’anesthésiant par des stimulations de tout ordre, le plus souvent mentales ou alimentaires, qu’on va guérir. La guérison, c’est un retour vers soi, par lequel on se remplit vraiment, pas par des stimulations artificielles, mais par la lumière de notre présence, qui nous apporte la véritable plénitude source de joie, d’harmonie, de paix, de santé. Descendre dans le corps pour y accueillir nos émotions, se libérer de nos peurs, de nos hontes, de nos névroses, en osant exprimer ce qui est vivant en nous, avec le cœur. Oser exprimer notre vulnérabilité, dévoiler nos faiblesses, ne plus chercher à être parfait à tous les niveaux. Mais aussi, accueillir cette part de soi-même qui n’arrive pas à oser, qui n’arrive pas à s’exprimer, parce qu’elle a trop peur, parce qu’elle se sent si misérable, honteuse, imparfaite, etc. En d’autres termes, se réunifier intérieurement. Tout l’inverse de cette tendance à être coupé de soi-même qui nous rend malade, malheureux, dispersé dans le monde en quête de compensation.

Vers une réunification intérieure

La perfection, ce n’est pas le fait d’avoir toujours raison, de satisfaire tout le monde, la société, l’autre, de faire toujours tout juste, d’avoir réponse à tout, d’être fort, d’être tout le temps dans la maîtrise, de tout réussir ce que l’on entreprend. Non, la perfection, spirituellement du moins, c’est être en unité avec ce qui est présent en soi-même. C’est être authentique, vrai. C’est être aligné sur la vérité du vivant qui s’exprime à chaque instant en soi-même. Et le vivant, ce sont nos états d’âme, c’est-à-dire nos croyances, nos besoins, et les émotions qui leur sont liées. Tant qu’on contrôle parce qu’on a peur que certains aspects de soi-même soient vus par le monde extérieur, alors on s’empêche de vivre vraiment en unité avec notre vraie nature, notre âme. On la cache, on l’occulte, on l’étouffe, parce qu’on a honte d’elle ; on se sent coupable de ne pas être parfait comme la morale et la norme du monde voudrait qu’on le soit. Ces parts de soi-même qu’on a peur de dévoiler vont être privées de lumière, et vont se polariser dans l’ombre. C’est ainsi que l’énergie vitale va se bloquer en nous, et qu’elle va nous perturber.

L’énergie vitale, c’est notre âme. Quand on réprime nos émotions, on réprime notre âme, on la crucifie, on la cloue au pilori. Bien sûr, ça ne veut pas dire qu’on va tout à coup commencer à passer ses nerfs sur les autres. On pourrait se soulager en s’en prenant aux autres, car l’énergie pourrait sortir de nous, mais ça serait destructeur et malveillant pour les autres. Et puis, ça ne nous guérirait d’aucune manière, au contraire, puisqu’on risquerait d’ancrer des mécanismes de défense malveillants, et qui plus est, de s’exposer au douloureux sentiment de la culpabilité après avoir projeté nos propres ombres sur les autres. Non, il y a un autre chemin qui est cette voie du juste milieu. On peut vivre pleinement ses émotions, sans les projeter sur les autres. Il suffit pour cela de plonger dans les sensations qui se manifestent dans notre corps à chaque instant, et en particulier quand on vient d’être stimulé émotionnellement.

Ressentir pour briser le cercle vicieux…

L’énergie vitale, c’est-à-dire notre âme, le vivant en nous, a besoin de la lumière de la Conscience, de la lumière de l’Esprit. Cette lumière, nous pouvons l’orienter sur nos émotions, par le simple fait de les RESSENTIR, dans une totale attention, dans une pleine conscience, là où elles se manifestent dans notre corps. Quels que soient nos états d’âme, ils peuvent toujours être ressentis dans le corps, car il y n’a pas de séparation entre le corps et la psyché. Les pensées se manifestent dans le corps sous la forme de sensations, et ces sensations s’appellent des émotions. Et tant que l’émotion est bloquée dans le corps, elle continuera de se manifester sous la forme de certaines pensées. C’est pour cela que plus on est saturé d’énergies bloquées, plus on tourne en rond dans les mêmes schémas de fonctionnement. On retrouve le fameux cercle vicieux, qui est entretenu par notre identification inconsciente à ces schémas de fonctionnement. Mais en ressentant l’énergie vitale dans le corps, on brise ce cercle vicieux, et la lumière de la Conscience, qui était jusque-là déviée par notre identification inconsciente à nos schémas de pensées, peut enfin s’unir à l’énergie vitale et lui redonner son mouvement.

La lumière de la Conscience, c’est cette faculté que nous avons de ressentir, d’observer, sans penser, les phénomènes qui surviennent dans l’instant présent, dans notre corps. Le corps nous envoie constamment des signaux, mais si nous nous laissons hypnotiser par nos schémas de pensées, alors ces signaux ne sont pas pris en compte. Tout au plus va-t-on les percevoir et réagir par la négativité, se plaindre, prendre un médicament, ou s’anesthésier en recherchant d’autres stimulants sensoriels. Mais ces signaux nous invitent à des actions concrètes en vue de traiter leur cause. Ces signaux, ces symptômes, nous indiquent qu’il y a un déséquilibre, une disharmonie, et que nous devons donc prendre des mesures pour retrouver la voie du juste milieu, celle de l’équilibre synonyme d’harmonie. C’est bien parce que nous nous sommes laissés déporter en périphérie, hors du vivant, hors de soi-même, que nous vivons de tels symptômes. Ce n’est pas pour rien qu’on utilise certaines expressions comme « être à bout de souffle », « avoir les nerfs à vif », « être hors de soi », « être à fleur de peau », « en avoir plein le dos », « se faire du mauvais sang ». Toutes ces expressions du langage populaire témoignent du fait qu’on ne s’est pas respecté, et qu’on s’est éloigné de notre centre, du vivant en soi-même. Mais il n’est jamais trop tard pour faire retour, pour revenir à l’instant présent, en plongeant dans le corps.

Un fabuleux pouvoir de guérison…

Notre âme a un pouvoir extraordinaire d’auto-guérison, et pour que cette force de guérison puisse se déployer, il faut premièrement cesser de lui nuire par nos mauvaises habitudes de vie, tant au niveau de nos mauvaises pensées que de tous nos mauvais penchants qui ont été mis en place pour nous stimuler et pour nous anesthésier. « Cesser de nuire » était le second pilier de la médecine d’Hippocrate ! Cesser de nuire, c’est premièrement cesser de nous identifier à tous ces mécanismes de pensées inutiles ; cesser de nourrir la peur, le stress. C’est très simple, mais difficile toutefois. Ça s’appelle le lâcher-prise, et ça consiste à porter toute son attention, en pleine conscience, à ce qui se passe dans le corps. Revenir à l’instant présent, en somme. Revenir au centre et laisser la lumière de la Conscience œuvrer pour le retour à l’harmonie. En faisant cela, nous brisons le cercle vicieux, et l’énergie vitale bloquée dans le corps peut retrouver son mouvement. Et souvenez-vous, si l’énergie vitale circule mieux, alors il y a moins de dépenses d’hormones de stress, donc moins de crispations, donc moins d’acidité, donc moins d’inflammation et de déminéralisation. Le corps s’auto-guérit du moment où l’énergie vitale peut à nouveau circuler. Cette remise en circulation, grâce à la présence au corps, se fera sentir par un sentiment agréable, un apaisement, un bien-être.

Des solutions efficaces à notre disposition

Ici, la relaxation, la sophrologie, la méditation en pleine conscience, seront les meilleurs outils à notre disposition pour nous régénérer. En pratiquant ces techniques, notre état s’améliore considérablement, bien plus rapidement et plus efficacement qu’avec des compléments alimentaires. Mais pour qu’il y ait une véritable guérison émotionnelle qui puisse avoir lieu, il faut impérativement s’autoriser à ressentir les états émotionnels désagréables quand ils surviennent dans notre vie de tous les jours. Il y a aussi la méthode TIPI, la méditation Vipassana, et bien d’autres thérapies psycho-corporelles qui s’avèrent être des aides précieuses à ce niveau. Retenons simplement que des exercices de sophrologie, de relaxation ou de méditation guidée (tels que ceux proposés sur ce site internet), ont un effet extrêmement bienfaisants à la fois sur notre corps et sur notre psyché.

Le relâchement et l’état de pleine conscience, essayons de les cultiver le plus souvent possible, à chaque fois que nous y pensons, ou que le corps nous envoie un signal d’alarme pour nous dire que nous nous sommes oubliés. Ça devrait devenir comme une seconde nature, comme un réflexe. C’est ainsi qu’à la longue, nous allons pouvoir remplacer les mauvais ancrages que sont les crispations inconscientes et les schémas de pensées qui leur sont associés, par le relâchement et la quiétude de l’esprit. Et si le corps est davantage détendu, la respiration est plus fluide et plus profonde, et elle favorise également la remise en circulation des énergies bloquées, la désacidification, l’oxygénation des tissus, du cerveau, etc. La respiration fluide imprime un mouvement, un rythme, et le mouvement, le rythme, c’est la vie, souvenons-nous en toujours !

Maintenant, comme dit précédemment, on pourra judicieusement prendre des compléments alimentaires, sous forme de complexes de minéraux, d’antioxydants, de vitamines, etc. On veillera aussi à avoir une alimentation équilibrée, qui n’est pas trop lourde à digérer. On fera attention aux quantités de produits laitiers, de viandes rouges, et aux céréales, qui génèrent beaucoup de mucus et d’acidité. On évitera les grignotages, en regroupant les repas à des heures fixes, dans la mesure du possible. On ne supprimera pas tous les stimulants, histoire de ne pas créer des tensions par la frustration et l’irritabilité que cette suppression pourrait produire. On fera une activité physique douce et légère, si possible au grand air, pour transformer le stress accumulé en vitalité. Une meilleure oxygénation grâce à l’exercice physique permettra aussi d’oxyder l’acidité excédentaire dans les tissus. A ce niveau, la marche à pied, le footing, le trampoline, produiront des résultats excellents. Faire bouger les liquides extracellulaires, comme la lymphe, a pour effet de les stimuler, et cela favorise l’élimination et l’assimilation des cellules, et donc leur régénération. En plus, si on peut pratiquer ces activités physiques dans un état de pleine conscience, et de relâchement des muscles qui n’ont pas besoin d’être contractés pour l’exercice, c’est le summum ; on met toutes les chances de son côté pour aider le corps à se régénérer. Il y a aussi les auto-massages du ventre, qui produisent d’excellents résultats, parce qu’ils stimulent le système nerveux entérique, et par là même, la sécrétion de sérotonine, avec un effet positif sur l’humeur. L’exposition au soleil sera également très bénéfique, car sa lumière agit comme un régulateur de la glande pinéale, qui a un rôle centrale dans la régulation des rythmes biologiques. Bien entendu, selon notre état, on ne doit pas s’interdire de prendre certains médicaments, comme des antidépresseurs, des anti-inflammatoires. Les médicaments peuvent être utiles, car ils nous permettent parfois de sortir la tête de l’eau, et de nous donner plus d’élan pour entreprendre les mesures qui s’imposent. Il faut toujours considérer que tout peut être complémentaire, et ne rien rejeter par extrémisme, par idéologie. Aussi, et nous insistons particulièrement sur ce point, il ne sert à rien de s’inquiéter et de sombrer dans la peur par rapport à notre état, car cela ne fait que d’empirer l’état de stress, qui est déjà suffisamment destructeur comme ça. Il faut toujours se souvenir que le corps a des capacités extraordinaires d’auto-guérison. Dès qu’on cesse de lui nuire, il retrouve l’équilibre, et il peut le retrouver très rapidement, en bien moins de temps qu’il n’en a fallu pour le détériorer ! Une autre technique qui est excellente, ce sont les assouplissements. Faire des étirements légers, sans forcer, en étant bien attentif au relâchement et aux sensations, favorise l’oxygénation des tissus et la remise en circulation des énergies bloquées.

Voilà, n’oublions pas que le mouvement, c’est la vie ! Il faut que ça circule, tant au niveau du corps que de l’énergie vitale qui l’anime…

Pour savoir si les symptômes dont vous souffrez sont en rapport avec ces deux maladies de civilisation, veuillez vous référer à ces deux pages internet du site passeportsante.net :
Pour la fibromyalgie : http://goo.gl/a8F7mt
Pour la spasmophilie : http://goo.gl/n9Pz42



AJOUT DU 18 JUILLET 2015 : Les énergies émotionnelles bloquées dans le corps ne sont pas les seules causes des syndrome de la spasmophilie et de la fibromyalgie. Une intoxication par des poisons pourrait également être en cause : métaux lourds, vaccins, etc.