vendredi 22 avril 2016

Un exercice de respiration pour stimuler la guérison

La maladie est la conséquence d’une rupture de l’harmonie, synonyme d’équilibre, sur le plan physique de l’être. Cette rupture peut avoir pour cause de nombreux facteurs, dont l’origine peut être tant physique que psychique, et Dieu sait si notre mode de vie moderne nous rend vulnérable face à ces multiples facteurs. 

Heureusement, la nature a mis à notre disposition des moyens tout aussi puissants qu'harmonieux, pour nous aider à rétablir l’équilibre, et donc à guérir. L'un de ces moyens, parmi les plus puissants qui soient, mais aussi parmi les plus méconnus, étonnamment, c'est la respiration consciente et profonde. Peut-être savez-vous déjà que la maladie se développe généralement dans un terrain trop acide ; trop acide car insuffisamment pénétré par l'oxygène véhiculé par une respiration devenue, avec le temps, superficielle, à cause notamment des blocages psycho-physiques qui entravent le mouvement du diaphragme, qui est le muscle qui régule la respiration. Ces mémoires psycho-physiques accumulées au fil des années, se sont cristallisées dans notre corps et déséquilibrent sa physiologie, et toute rupture d'équilibre prolongée dans le temps, aboutit inévitablement à la maladie. Si la cause de la maladie se situe effectivement au niveau de ces mémoires psycho-physiques, alors on parle de maladie psychosomatique, et la guérison passe alors par la libération de ces mémoires. Toutefois, cela implique un travail en psychothérapie qui peut être conséquent, et nous n’en avons pas toujours les moyens à court terme. Qu'à cela ne tienne, il existe ce moyen très puissant, la respiration consciente, qui peut nous aider énormément, sans avoir à « creuser » au niveau des causes psychiques dans l’immédiat (il faudra néanmoins faire ce travail un jour où l'autre...). 

lundi 11 avril 2016

Attachement à l’amour inconditionnel

QUESTION : Je me suis mis à méditer très fréquemment, n’importe où ! Résultat de tout ça, mon corps me dit un grand merci ; j'ai l'impression que mon corps et mon esprit se sont rassemblés, pouvant être désormais traversés par le vent, les sons, les paroles. Aussi, je vois les gens qui m'entourent différemment. J’éprouve de la tristesse pour ce sans-abri qui vit dans la rue. J’ai une sensation différente qui me traverse quand je vois un sourire, ou autre... Je crois que ça doit être ce que l'on appelle « l'amour inconditionnel » qui grandit en moi. J'en arrive à ma question. Il parait que l'attachement en spiritualité est très mauvais, mais qu’en est-il de l'attachement à « l'amour inconditionnel » ? Ainsi que l’attachement à l’état dans lequel on vit ? Les gens évidemment autour de moi m’apprécient davantage, mais pourquoi fais-je cette démarche spirituelle ? Juste pour ça ? Du coup, maintenant, je me rétracte lors d'un compliment, et je voudrais être au clair avec LA raison... parce que si je m’implique dans la démarche spirituelle, c'est quand même pour mon propre intérêt, je voulais « aller mieux ». Voilà, alors quel est le but de tout ça ?

RÉPONSE : Plus vous méditez dans le juste positionnement intérieur, c’est-à-dire dans cet état de présence qui accueille avec bienveillance tout ce qui survient dans votre réalité intérieur (en terme de sensations), plus votre âme s’éveille, donc plus votre cœur s’ouvre et plus votre capacité d’empathie augmente. Ce que vous me décrivez est donc tout-à-fait naturel et signe de votre progression sur la voie spirituelle. L’augmentation de votre magnétisme personnel est aussi une conséquence de cet éveil. N’ayez pas peur de susciter davantage de sympathie et d’attraction autour de vous. Le soleil ne va pas se voiler par honte de sa lumière, n’est-ce pas ? C’est une image bien sûr, mais elle s’applique à un être qui devient de plus en plus « solaire », comme vous.

vendredi 8 avril 2016

Unité des religions & exclusivisme et fanatisme religieux

Même si c'est relativement rare, il m'arrive de recevoir des messages menaçants, agressifs et provocateurs, de la part de personnes que je qualifierais de "fanatiques", parce qu'elles sont convaincues de la supériorité dogmatique de leur religion.

Il semblerait que ma vision des choses, "inclusive" dans la mesure où j'insiste souvent sur le fait que les religions proposent toutes le même enseignement spirituel, sous des formes diverses cependant, les dérange beaucoup. Je pourrais adresser les mêmes remarques aux croyants de toutes les religions qui défendent la suprématie de leur religion, mais comme les "attaques" viennent le plus souvent des chrétiens (plus précisément ceux qui appartiennent à la mouvance "born again"), ce sont leurs illusions que je souhaite en particulier battre en brèche dans ce texte. 

Mon objectif est de présenter un angle de vue qui met en lumière les fausses croyances véhiculées par le christianisme dogmatique (déviant par rapport au véritable message de Jésus Christ et au symbolisme de sa vie) et qui fait ressortir l’unité des religions. Je ressens l’élan de partager mon opinion, en espérant qu’elle suscite la remise en question de certains dogmes qui, à mon sens, sont malsains en cela qu’ils alimentent l’esprit de division entre les hommes. 

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Chacun est libre de choisir la religion qui correspond le mieux à sa sensibilité, à sa mentalité. Mais quelle que soit l'orientation de sa foi, que chacun comprenne qu’aucune religion n’est meilleure qu’une autre, et que toute forme d'exclusivisme renforce l'esprit de division, alimentant une dynamique d'opposition qui est contraire au fondement même de la religion (du latin religare : "relier").

Fondamentalement, je suis intimement convaincu que toutes les religions poursuivent le même but dans leurs fondements : libérer l'être humain de la souffrance et l’élever dans l’harmonie, la paix, l’amour, le partage, la fraternité, la compassion, etc. Plutôt que de les opposer les unes aux autres, la vraie sagesse voudrait qu'on les voie comme complémentaires (cf. parabole des aveugles et de l'éléphant).

Si les enseignements des Prophètes ont été détournés pour servir les intérêts de l’homme ignorant et avide de pouvoir, cela ne remet nullement en cause la vérité qu’ils contiennent ; cette vérité que des milliers d’individus ont pu reconnaître, comprendre et incarner pour devenir des sages, des saints, des éveillés, des êtres de cœur, vertueux et nobles.

En général, lorsque ces personnes s'adressent à moi, elles le font au travers d'une longue tirade dont les 90% sont composés de versets tirés des Évangiles canoniques, sortis de leur contexte, assénés comme des Vérités absolues indiscutables (au seul motif que... c'est écrit dans la Bible..., oubliant un peu vite que la Bible a été maintes et maintes fois retraduites, et que le sens littéral d'aujourd'hui est parfois fort éloigné de celui des versions d'origine). Ces versets leur servent à valider l'idée selon laquelle le christianisme serait la seule et unique religion pouvant conduire à Dieu, dans la mesure où Jésus-Christ est le SEUL sauveur et qu'il est Dieu Lui-même. Bien qu'ils cherchent à me convaincre que leur intention est bonne puisque leur but est de me « sauver » (on le sait cependant : l'enfer est pavé de bonnes intentions...) et « sauver » toutes les personnes qui s'intéressent à mes enseignements et que j'ai induit en erreur en proclamant l'unité des religions, je décèle très souvent une grande violence dans leurs propos.

Quand on me dit "si tu ne reconnais pas Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur et comme Dieu fait chair, tu iras en enfer", cela me révolte profondément, car cette menace est aux antipodes du message du Christ lui-même. De même, lorsqu'on me dit "vos propos sont blasphématoires et sataniques. Jésus-Christ est l’unique Fils de Dieu. Jésus est Dieu et c’est notre SEUL sauveur, c’est écrit dans la Bible. Vous ne faites que détourner les âmes sincères et vous les empêchez d’être sauvées par Christ." (j'ai reçu ces propos par email), je ne peux m'empêcher de m'indigner, car je vois les graves illusions auxquelles sont identifiés ces personnes, qui contribuent paradoxalement à déformer le véritable message du Christ, dont l'essence est en tout point la même que celle d'un Bouddha, d'un Krishna ou d'un Tchouang Tseu, pour autant bien sûr qu'on accepte de voir ce qui unit plutôt que ce qui divise, qu'on accepte de regarder le cœur des choses plutôt que leur aspects les plus extérieurs et superflus.