mercredi 26 octobre 2016

Une vision d'un grand basculement

Dernière mise à jour : 3 novembre 2017

Depuis quelques mois, la récurrence de synchronicités mêlées à certaines informations provenant du monde extérieur, ainsi que d'observations basées sur ma propre expérience et celles d'autres personnes, m’amènent à considérer qu'un changement vibratoire d'une grande ampleur, sans précédent dans l'histoire de notre humanité, est en train de se produire et d'impacter nos vies.

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Ce changement serait, selon moi, la conséquence de la montée en puissance graduelle de l'influence d'une Intelligence suprême, que l'on pourrait assimiler à la Lumière spirituelle. La première des conséquences de cette "descente spirituelle", qui en engendrerait d’autres par effet domino, est la mise en mouvement de l'énergie située à la base de la colonne vertébrale, appelée Kundalinî, non pas d'un coup comme c'est le cas parfois exceptionnellement chez les méditants ou les adeptes du pranayama, mais progressivement, selon les capacités d'intégration de chacun. Le déploiement interne de ce "feu serpentin" ne se ferait toutefois pas sans douleur, car le processus de transmutation qu'il enclenche au niveau de la "matière psychique" de l'être humain, est très déstabilisant pour son ego, qui s'en trouve désorienté et qui déploie en conséquence son arsenal de stratégies destinées à lui permettre de garder le contrôle.

jeudi 20 octobre 2016

Avec innocence et sagesse

Une vie sépare le petit enfant de l’ancien, et pourtant, dans leurs yeux, miroirs de leur âme, étincellent innocence et sagesse. Innocence chez le petit enfant, et sagesse chez l’ancien. Ces deux qualités de l’âme, incarnées par ces deux êtres qui s’opposent sur la ligne du temps, les rassemblent pourtant, car elles prennent racine au cœur même de l’âme humaine, dans ce noyau fondamental de l’être avec lequel le petit enfant est encore naturellement au contact, avec spontanéité et candeur, et sur lequel l’ancien, au gré des expériences de vie acquises au fil des ans, a réappris à s’aligner, souvent par la force des choses, dans l'apprentissage tardif de la valeur du lâcher-prise face aux tribulations de l'existence.

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Le petit enfant a cela de plus que l’ancien, que l’innocence qui est la sienne lui confère une forme de sagesse, alors que la sagesse de l’ancien est, quant à elle, dépourvue d’innocence. Cette différence se lit avec évidence sur leur visage. Celui du petit enfant reflète la pureté inhérente à l’innocence, alors que celui de l’ancien porte les stigmates des expériences de la vie qui lui auront progressivement fait perdre sa pureté, désormais couverte par un masque de contrôle et de répression de son âme, que la sagesse aura eu pour effet d’adoucir, certes, sans pour autant parvenir à restaurer l’innocence perdue de son âme d’enfant. Pourtant, l’innocence existe encore à l’état de germe dans le cœur de l’ancien, et il n’appartient qu’à lui de se servir de sa sagesse pour en réaliser le potentiel et ainsi, au crépuscule de sa vie, retrouver la simplicité propre à la prime enfance, synonyme d’innocence et de pureté.

Que son esprit se souvienne de cette capacité originelle qui fut la sienne à l’aube de sa vie, à vivre au rythme des pulsions de son cœur, et si sa mémoire est trop entamée par les ravages de l’usure, que sa sagesse l’inspire à observer attentivement le petit enfant, et à prendre exemple sur lui. Il se rendra compte à quel point il est simple de recouvrer l’innocence perdue, puisqu’il suffit de vivre comme lui, par le ressenti plutôt que par le mental, ou autrement dit, par le cœur plutôt que par la raison.

Saint-Exupéry écrivit : « on ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux ». S’il veut retrouver l’innocence et renaître à la simplicité de l’enfance, l’ancien est invité à réapprendre à voir avec le cœur. Dieu merci, voir avec le cœur n’est pas tributaire des organes des sens physiques, et l’ancien n’a donc pas à s’inquiéter de les savoir dégradés par l’œuvre du temps eux aussi. Sa capacité à voir avec le cœur, c’est-à-dire à accueillir la réalité du vivant en lui sans lui surimposer le filtre de la raison, ne peut en effet être altérée tant et aussi longtemps qu’il demeure conscient.

Ce qui est essentiel ne peut être vu qu’avec le cœur, parce que seul le cœur est capable de percevoir les choses dans leur essence. Cette essence, est la pure vérité de l’être qui s’exprime en l’instant présent. Ni juste ni fausse, ni bonne ni mauvaise, cette vérité EST, tout simplement, au-delà de tout jugement moral. La capacité à éprouver cette vérité dans sa nature véritable, est la caractéristique première de l’innocence. L’innocence du petit enfant ne se situe pas dans l’absence de faute ou de culpabilité, mais dans la faculté d’être en unité avec la vérité du vivant sans l’occulter, sans la réprimer, sans la juger.

Arrivé au terme de sa vie dans la redécouverte de l’art de vivre comme le petit enfant qui était potentiellement toujours présent en son cœur, l’ancien aura peut-être le sentiment d’avoir bouclé la boucle. Apaisé par ce retour aux sources, la mort prendra pour lui le visage d’un passage d’une forme à l’autre, simple instant s’inscrivant dans l’écoulement ininterrompu de la vie en l’instant présent, avec lequel il est désormais à nouveau capable de s’unir, avec le cœur, par le cœur, joyeusement, avec innocence et sagesse.


Elan Sarro

vendredi 23 septembre 2016

Le caducée d’Hermès, Baphomet et l’éveil du Christ intérieur

Cet article fait suite à La Kundalini et le double symbolisme du serpent, dont je vous recommande la lecture préalablement à celle de cet article, pour une meilleure compréhension.

J’ai récemment reçu plusieurs messages d’une personne appartenant à ce que j’appellerais « la nouvelle vague des chrétiens fondamentalistes » qui souhaitent réhabiliter le message de Jésus-Christ dans sa pureté originelle, en s’affranchissant de tous les courants officiels du christianisme et en se bornant à une interprétation stricte et littérale des paroles de Jésus-Christ rapportées dans les versions de la Bible qui laissent transparaître sans ambiguïté sa divinité, oubliant un peu vite que ces versions sur lesquelles ils s’appuient sont le résultat de maints et maints remaniements, traductions et adaptations à travers le temps, rendant cette lecture stricte et littérale biaisée d’avance. Ces versions ne sont toutefois pas dénuées d’intérêt dans la mesure où demeure intacte la valeur symbolique, spirituelle, de leur contenu, et c’est donc à cette interprétation-là qu’ils devraient s’intéresser avant tout pour éviter d’être induits en erreur et d’induire en erreur les personnes qu’ils tentent de convertir à leur système de croyances. Saint-Paul, dans l’un de ses épîtres, met en garde sur cet état de fait, en proclamant que « la lettre tue, mais l’Esprit vivifie[1] », et ce n’est évidemment pas deux millénaires plus tard que cette mise en garde pourrait avoir perdu de sa pertinence, bien au contraire.

En résumé, dans ses différents messages, transmis sous forme écrite et orale, cette personne m’a reproché d’associer l’éveil intégral, harmonieux et naturel de la Kundalinî, à la présence du Christ rédempteur à l’intérieur de soi. Selon lui, le « feu serpentin » de la Kundalinî est identique au serpent de la Genèse, donc au diable (Satan) et, par conséquent, associer l’éveil de la Kundalinî au Christ est un blasphème à ses yeux.
Hermès Trismégiste et son caducée
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Pour tenter de me prouver que ma position était « sataniste », il a également critiqué le symbole que j’utilise pour représenter la Kundalinî éveillée, soit le caducée d’Hermès, en pointant du doigt la présence de ce symbole dans la représentation de Baphomet d’Éliphas Lévi (qui s’y trouve à juste titre, mais de façon curieusement incomplète, j’y reviendrai plus bas). Cette personne m’a également reproché de blasphémer contre le Saint-Esprit et d’être un idolâtre sous prétexte que je m’associe au Bouddha en faisant la promotion de la pratique de la méditation. Tout en me bombardant de versets bibliques pour justifier sa position (sans se rendre compte que son interprétation est influencée par ses croyances, elles-mêmes influencées par une forme d'orgueil qui l'empêche de voir les choses sous un autre angle de vue puisque celui-ci le placerait face à la dévalorisante impression de ne pas avoir raison...), il m’a demandé d’effacer toutes mes vidéos et de me repentir au plus vite, proposant de m’offrir le sacrement du baptême par immersion dans l’eau, sans se soucier le moins du monde du fait que je sois déjà baptisé (mais pour lui, le baptême catholique ne compte pas, le catholicisme étant également satanique, tout comme tout ce qui s'éloigne de près ou de loin de son interprétation des saintes Écritures).

mercredi 14 septembre 2016

La Kundalini et le double symbolisme du serpent

QUESTION :

J'ai du mal à voir la Kundalini comme quelque chose de bénéfique sachant qu'elle est représentée par un serpent et que celui-ci est considéré comme mauvais présage. J'aurais aimé avoir votre avis sur le sujet.

REPONSE :

Le serpent possède un double symbolisme, l'un positif et l'autre négatif, tout comme le corbeau, le dragon, le lion et le renard, pour ne citer que ces exemples. 

Le serpent de la Genèse, représentant Satan, n'est évidemment pas le même que celui auquel le Christ lui-même fait référence et s'identifie lorsqu'il dit : « comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé » (Jean 3:14). Aussi, le Christ nous invite à être « prudents comme les serpents » (Matthieu 10:16), ce qui confirme également l'aspect positif ainsi que les qualités du serpent.

Le serpent est également représenté comme symbole de la véritable médecine dont parlait Hippocrate (vis medicatrix naturae), à savoir le Principe vital qui circule sans entrave au travers de l'anatomie subtile et qui assure ainsi la santé parfaite ainsi que l'éveil des facultés sensorielles et extrasensorielles de l'individu à leur optimum.

mardi 30 août 2016

Un exercice pour vous ressourcer rapidement

Voici un exercice très efficace pour vous ressourcer rapidement, en quelques minutes seulement.
  1. En position assise ou couchée, détendez-vous au maximum et ressentez en pleine conscience les sensations produites par cette détente. La détente musculaire induit automatiquement une relance du système nerveux parasympathique, dont l’une des fonctions est celle de la régénération de l’organisme, tandis que la pleine conscience vous met dans l’état dit « alpha », qui favorise l’ouverture du subconscient aux influences spirituelles bienfaisantes (voir point 3).
  2. À chaque expiration, parlez à votre âme avec des mots du genre : « détend-toi, laisse-toi aller, lâche prise, repose-toi, je suis là avec toi, tu peux te laisser aller, abandonne-toi, etc. ». Cela vous permettra d’approfondir naturellement l’expiration, sans forcer donc, de sorte que l’inspiration soit plus longue également. Il est important que l’expiration soit la plus profonde possible pour expulser au maximum l’air vicié et les déchets gazeux acides qu’il contient. Surtout NE CONTRÔLEZ PAS la respiration. CONCENTREZ-VOUS uniquement sur les paroles adressées à votre âme durant l’expiration. L’état de lâcher-prise de l’âme se manifestera par une expiration profonde, lente, naturellement, donc non forcée.
  3. Après avoir fait une vingtaine d’expiration comme expliqué au point 2, vous pouvez maintenant également vous concentrer sur l’inspiration. Pour chaque inspiration, ressentez l’air qui entre par les narines et ayez CONSCIENCE que le prâna, cette énergie spirituelle éthérée présente en abondance dans l’atmosphère, pénètre en vous et remplit tout votre corps d’une substance lumineuse bienfaisante.
  4. Pour chaque expiration, continuez d’appliquer la consigne du point 2.
Vous pouvez pratiquer cet exercice durant 10 minutes, plusieurs fois par jour selon vos besoins.

Elan Sarro, Au Coeur du Présent

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mardi 16 août 2016

Ouvrir la porte de l'âme au Souffle divin

Un souffle, oui, c’est cela la spiritualité. Le souffle de l’Esprit, sa lumière, à laquelle on cherche à s’ouvrir en se plaçant aussi souvent que possible dans l’esprit de bienveillance inconditionnelle. Comme disait Karl Graf Durkheim, « il n’y a pas à chercher Dieu, mais à se laisser trouver par Lui... ». Lui ouvrir la porte pour que Son Esprit pénètre en nous et nous insuffle Ses dons, pour notre Bien suprême et celui de tous, voilà ce qui nous est demandé en ces temps troublés où nous sommes testés dans notre capacité à aimer, non pas d’un amour conditionné par le fait que ce qui est aimé l'est parce qu'il satisfait nos besoins, mêmes fondamentaux, mais d’un amour inconditionnel, détaché et libre de toute attente.

Cette ouverture grâce à laquelle nous pouvons nous laisser trouver et pénétrer par l’Esprit de Dieu, n’est autre que l’esprit de bienveillance. La clé de voûte de la quête spirituelle tient en ces quelques lettres ! C’est ce secret essentiel qui est délivré au disciple tout au début de sa quête sous l’apparence d’un enseignement banal et anodin dont il ne comprend alors pas la portée, n’ayant pas encore la maturité pour cela. Cette maturité, il ne l’atteindra que bien des années plus tard, et alors, il pourra enfin se rendre compte qu’il possédait, dès le départ, ce secret dont il ne pouvait toutefois pas saisir la nature fondamentale parce qu’il n’y était pas préparé intérieurement. La graine fut déposée en lui dès le départ, et aura pris son temps pour germer, s’élever, fleurir et donner ses plus beaux fruits.

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Ce secret, c’est placer l’esprit de bienveillance au cœur de tout, dans chaque pensée, dans chaque geste, dans chaque regard, en chaque instant. Quoique l’on fasse, le faire avec amour, du mieux que l’on peut, dans cette noble intention que ce qui est touché, regardé, senti, goûté, soit aimé, élevé, béni, protégé, éclairé, qu’il s’agisse de soi-même (pensées, émotions, corps), ou de toute forme de vie à l’extérieur. Cultiver cet esprit dans les actes, des plus banaux aux plus grandioses : quand on fait son ménage, quand on fait sa toilette, quand on fait à manger, quand on parle à l’autre, quand on ressent une émotion, quand on s’identifie à ses pensées, quand on contemple la nature, quand on fait l’amour avec son partenaire, etc.

Tout faire dans cette pure et noble intention que ce qui est fait soit le fruit de l’amour en soi, pour la seule joie d’aimer, sans rien avoir besoin d’attendre en retour, car l’état d’être dans lequel on est alors placé suffit à nous remplir de bonheur. Ainsi, nous ouvrons la porte de notre être à la Lumière de l’Esprit, qui peut alors nous insuffler Ses dons et élever l’âme vivante à sa plus haute condition, celle du Verbe fait chair.

L’Amour de Dieu passe par l’amour de soi et de tout ce qui est.


Elan Sarro - Au Coeur du Présent

lundi 1 août 2016

Un pistolet dans l'assiette

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Le document PDF que nous vous mettons à disposition au téléchargement en fin d’article, est la retranscription d’une entrevue de près de 3 heures avec Robert Masson, intitulée « Un pistolet dans l'assiette, et mené par Régis&Greg Production, disponible également en deux parties sur Youtube. Nous tenons à remercier chaleureusement Monsieur Robert Masson de nous avoir autorisé à publier ce document, après avoir aimablement pris la peine de le relire et d'y apporter quelques corrections.

Afin d’alléger le texte et de le rendre plus agréable à la lecture, nous avons pris la liberté de supprimer les explications et expressions redondantes lorsqu’elles n'étaient pas indispensables à la compréhension des propos de Robert Masson. Aussi, pour que le lecteur puisse se repérer plus facilement parmi les nombreux thèmes abordés, nous avons ajouté des titres pour les séparer distinctement.

vendredi 22 avril 2016

Un exercice de respiration pour stimuler la guérison

La maladie est la conséquence d’une rupture de l’harmonie, synonyme d’équilibre, sur le plan physique de l’être. Cette rupture peut avoir pour cause de nombreux facteurs, dont l’origine peut être tant physique que psychique, et Dieu sait si notre mode de vie moderne nous rend vulnérable face à ces multiples facteurs. 

Heureusement, la nature a mis à notre disposition des moyens tout aussi puissants qu'harmonieux, pour nous aider à rétablir l’équilibre, et donc à guérir. L'un de ces moyens, parmi les plus puissants qui soient, mais aussi parmi les plus méconnus, étonnamment, c'est la respiration consciente et profonde. Peut-être savez-vous déjà que la maladie se développe généralement dans un terrain trop acide ; trop acide car insuffisamment pénétré par l'oxygène véhiculé par une respiration devenue, avec le temps, superficielle, à cause notamment des blocages psycho-physiques qui entravent le mouvement du diaphragme, qui est le muscle qui régule la respiration. Ces mémoires psycho-physiques accumulées au fil des années, se sont cristallisées dans notre corps et déséquilibrent sa physiologie, et toute rupture d'équilibre prolongée dans le temps, aboutit inévitablement à la maladie. Si la cause de la maladie se situe effectivement au niveau de ces mémoires psycho-physiques, alors on parle de maladie psychosomatique, et la guérison passe alors par la libération de ces mémoires. Toutefois, cela implique un travail en psychothérapie qui peut être conséquent, et nous n’en avons pas toujours les moyens à court terme. Qu'à cela ne tienne, il existe ce moyen très puissant, la respiration consciente, qui peut nous aider énormément, sans avoir à « creuser » au niveau des causes psychiques dans l’immédiat (il faudra néanmoins faire ce travail un jour où l'autre...). 

lundi 11 avril 2016

Attachement à l’amour inconditionnel

QUESTION : Je me suis mis à méditer très fréquemment, n’importe où ! Résultat de tout ça, mon corps me dit un grand merci ; j'ai l'impression que mon corps et mon esprit se sont rassemblés, pouvant être désormais traversés par le vent, les sons, les paroles. Aussi, je vois les gens qui m'entourent différemment. J’éprouve de la tristesse pour ce sans-abri qui vit dans la rue. J’ai une sensation différente qui me traverse quand je vois un sourire, ou autre... Je crois que ça doit être ce que l'on appelle « l'amour inconditionnel » qui grandit en moi. J'en arrive à ma question. Il parait que l'attachement en spiritualité est très mauvais, mais qu’en est-il de l'attachement à « l'amour inconditionnel » ? Ainsi que l’attachement à l’état dans lequel on vit ? Les gens évidemment autour de moi m’apprécient davantage, mais pourquoi fais-je cette démarche spirituelle ? Juste pour ça ? Du coup, maintenant, je me rétracte lors d'un compliment, et je voudrais être au clair avec LA raison... parce que si je m’implique dans la démarche spirituelle, c'est quand même pour mon propre intérêt, je voulais « aller mieux ». Voilà, alors quel est le but de tout ça ?

RÉPONSE : Plus vous méditez dans le juste positionnement intérieur, c’est-à-dire dans cet état de présence qui accueille avec bienveillance tout ce qui survient dans votre réalité intérieur (en terme de sensations), plus votre âme s’éveille, donc plus votre cœur s’ouvre et plus votre capacité d’empathie augmente. Ce que vous me décrivez est donc tout-à-fait naturel et signe de votre progression sur la voie spirituelle. L’augmentation de votre magnétisme personnel est aussi une conséquence de cet éveil. N’ayez pas peur de susciter davantage de sympathie et d’attraction autour de vous. Le soleil ne va pas se voiler par honte de sa lumière, n’est-ce pas ? C’est une image bien sûr, mais elle s’applique à un être qui devient de plus en plus « solaire », comme vous.

vendredi 8 avril 2016

Unité des religions & exclusivisme et fanatisme religieux

Même si c'est relativement rare, il m'arrive de recevoir des messages menaçants, agressifs et provocateurs, de la part de personnes que je qualifierais de "fanatiques", parce qu'elles sont convaincues de la supériorité dogmatique de leur religion.

Il semblerait que ma vision des choses, "inclusive" dans la mesure où j'insiste souvent sur le fait que les religions proposent toutes le même enseignement spirituel, sous des formes diverses cependant, les dérange beaucoup. Je pourrais adresser les mêmes remarques aux croyants de toutes les religions qui défendent la suprématie de leur religion, mais comme les "attaques" viennent le plus souvent des chrétiens (plus précisément ceux qui appartiennent à la mouvance "born again"), ce sont leurs illusions que je souhaite en particulier battre en brèche dans ce texte. 

Mon objectif est de présenter un angle de vue qui met en lumière les fausses croyances véhiculées par le christianisme dogmatique (déviant par rapport au véritable message de Jésus Christ et au symbolisme de sa vie) et qui fait ressortir l’unité des religions. Je ressens l’élan de partager mon opinion, en espérant qu’elle suscite la remise en question de certains dogmes qui, à mon sens, sont malsains en cela qu’ils alimentent l’esprit de division entre les hommes. 

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Chacun est libre de choisir la religion qui correspond le mieux à sa sensibilité, à sa mentalité. Mais quelle que soit l'orientation de sa foi, que chacun comprenne qu’aucune religion n’est meilleure qu’une autre, et que toute forme d'exclusivisme renforce l'esprit de division, alimentant une dynamique d'opposition qui est contraire au fondement même de la religion (du latin religare : "relier").

Fondamentalement, je suis intimement convaincu que toutes les religions poursuivent le même but dans leurs fondements : libérer l'être humain de la souffrance et l’élever dans l’harmonie, la paix, l’amour, le partage, la fraternité, la compassion, etc. Plutôt que de les opposer les unes aux autres, la vraie sagesse voudrait qu'on les voie comme complémentaires (cf. parabole des aveugles et de l'éléphant).

Si les enseignements des Prophètes ont été détournés pour servir les intérêts de l’homme ignorant et avide de pouvoir, cela ne remet nullement en cause la vérité qu’ils contiennent ; cette vérité que des milliers d’individus ont pu reconnaître, comprendre et incarner pour devenir des sages, des saints, des éveillés, des êtres de cœur, vertueux et nobles.

En général, lorsque ces personnes s'adressent à moi, elles le font au travers d'une longue tirade dont les 90% sont composés de versets tirés des Évangiles canoniques, sortis de leur contexte, assénés comme des Vérités absolues indiscutables (au seul motif que... c'est écrit dans la Bible..., oubliant un peu vite que la Bible a été maintes et maintes fois retraduites, et que le sens littéral d'aujourd'hui est parfois fort éloigné de celui des versions d'origine). Ces versets leur servent à valider l'idée selon laquelle le christianisme serait la seule et unique religion pouvant conduire à Dieu, dans la mesure où Jésus-Christ est le SEUL sauveur et qu'il est Dieu Lui-même. Bien qu'ils cherchent à me convaincre que leur intention est bonne puisque leur but est de me « sauver » (on le sait cependant : l'enfer est pavé de bonnes intentions...) et « sauver » toutes les personnes qui s'intéressent à mes enseignements et que j'ai induit en erreur en proclamant l'unité des religions, je décèle très souvent une grande violence dans leurs propos.

Quand on me dit "si tu ne reconnais pas Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur et comme Dieu fait chair, tu iras en enfer", cela me révolte profondément, car cette menace est aux antipodes du message du Christ lui-même. De même, lorsqu'on me dit "vos propos sont blasphématoires et sataniques. Jésus-Christ est l’unique Fils de Dieu. Jésus est Dieu et c’est notre SEUL sauveur, c’est écrit dans la Bible. Vous ne faites que détourner les âmes sincères et vous les empêchez d’être sauvées par Christ." (j'ai reçu ces propos par email), je ne peux m'empêcher de m'indigner, car je vois les graves illusions auxquelles sont identifiés ces personnes, qui contribuent paradoxalement à déformer le véritable message du Christ, dont l'essence est en tout point la même que celle d'un Bouddha, d'un Krishna ou d'un Tchouang Tseu, pour autant bien sûr qu'on accepte de voir ce qui unit plutôt que ce qui divise, qu'on accepte de regarder le cœur des choses plutôt que leur aspects les plus extérieurs et superflus.