mercredi 29 octobre 2014

Un artiste dans l’âme

Nous avons tous une petite flamme au cœur de notre Être, une petite flamme qui aspire à briller, à transmettre sa Lumière. Vous savez, cette petite flamme qui fait scintiller le regard de celui qui transmet sa passion, son art, ce en quoi il croit profondément et qui lui apporte de la joie quand il le fait. Oui, il y a un artiste en chacun d’entre-nous. Nous avons tous une passion, quelque chose pour lequel nous sommes naturellement doués. Et il n’est pas seulement question de peinture, d’architecture ou de musique, mais de toute activité créatrice que nous aimons vraiment entreprendre, qui nous fait vibrer, nous motive à nous surpasser et nous confère une énergie formidable lorsque nous nous y adonnons. Notre art est unique, car il est la manifestation, dans le monde, de cet élan de vie qui prend naissance dans nos entrailles, dans ce centre primordial de notre individualité qu’est le hara.

Nous avons tous une petite flamme au cœur de notre Être, une petite flamme qui aspire à briller, à transmettre sa Lumière. Vous savez, cette petite flamme qui fait scintiller le regard de celui qui transmet sa passion, son art, ce en quoi il croit profondément et qui lui apporte de la joie quand il le fait. Oui, il y a un artiste en chacun d’entre-nous. Nous avons tous une passion, quelque chose pour lequel nous sommes naturellement doués. Et il n’est pas seulement question de peinture, d’architecture ou de musique, mais de toute activité créatrice que nous aimons vraiment entreprendre, qui nous fait vibrer, nous motive à nous surpasser et nous confère une énergie formidable lorsque nous nous y adonnons. Notre art est unique, car il est la manifestation, dans le monde, de cet élan de vie qui prend naissance dans nos entrailles, dans ce centre primordial de notre individualité qu’est le hara.

Être le changement que l’on veut voir dans le monde

La vision du monde change lorsqu’un Être est dans la joie de créer en conformité avec les aspirations profondes de son âme, et que cet Être-là, dans cette joie qui est la sienne, est également mû par le désir d’élever les autres à son niveau de bonheur. Le monde ne pourra pas changer tant que les Êtres ne se seront pas reconnectés à eux-mêmes, et qu’ils n’auront pas retrouvé cet élan de créativité source de joie. Si on veut voir s’établir le paradis sur terre, il faut d’abord le créer en soi-même. 

Nous n'avons jamais cru que le Mal absolu puisse exister. Nous sommes au contraire persuadés que tout Être, quel qu’il soit, et quels qu’aient été ses actes dans le passé, possède l’étincelle de lumière au fond de lui, même si des couches d’occultations et d’ignorance créent un voile qui l’empêchent de la ressentir, et qui lui font commettre des actions malveillantes et injustes. Nous croyons que l’âme humaine est pure à sa naissance, mais que des éléments psychiques viennent se poser sur elle en cours de route, pour la dévier de sa mission de vie. Dans son état primordial, l’âme est l’amour en mouvement, elle est comme un reflet de la Lumière divine au travers de ses actions, qui sont toujours justes, participant à la réalisation de l’harmonie. Elle chemine sur la Voie du juste milieu, dans la soumission joyeuse à la Volonté divine, dont elle est un véhicule merveilleux. 

La chute dans les ténèbres de l’ignorance

Mais voilà que cette âme va perdre petit à petit son état édénique, car elle va se laisser corrompre par le principe de la connaissance du bien et du mal, la connaissance d’une morale pervertie issue de l’ignorance des lois naturelles qui participent à l’ordre naturel des choses. D’aucuns penseront peut-être que mes propos font l’apanage du relativisme moral, et ils sont libres de le croire. Pour notre part, nous restons convaincus que l’être qui est relié à son Cœur n’a pas besoin d’être régis par des lois morales issues du mental, pour savoir comment se comporter dans la vie, car la lumière qui l’anime le pousse naturellement à œuvrer en faveur de ce qui est juste et bon, non pas seulement pour lui, mais aussi pour les autres. Si un Être est amené à faire le mal, c’est qu’il n’est plus au contact de sa véritable nature, parce qu’il s’est fait corrompre par les illusions du Prince de ce monde. Même ceux qui croient faire le bien peuvent faire le mal, si leur esprit est animé d’un désir de vengeance, chargé de haine et de mépris. Il y a en ce monde bien des illusions qui sont véhiculées par les croyances et les idéologies. L’ego est diablement malin, et il peut duper même celui dont le quotient intellectuel est élevé, en lui faisant croire que le problème se situe à l’extérieur, pour le dissuader de se remettre en question et de chercher la racine du mal en lui, renforçant ainsi l’emprise de la dualité dans sa psyché. L’intelligence du mental n’est pas l’intelligence du cœur. 

La crucifixion des élans de vie
Le Bien suprême est au-delà de la dualité, il ne s’oppose à rien. Il est pure Lumière qui dissipe les ténèbres de l’ignorance. Il est pur amour qui aspire à jaillir du centre de l’être à chaque instant, tel un rayon lumineux qui se projette dans l’espace. Ce Bien suprême est le propre de l’âme humaine dans sa pureté originelle. C’est celui-là même qui est condamné par la fausse morale du bien et du mal. Ce qui est pourtant un élan naturel et sain d’exprimer sa vérité et un haut idéal de justice, sera rabroué, blâmé, puni, rejeté, sacrifié sur l’autel de cette fausse morale. 

Se sentant ainsi rejeté et privé de l’amour inconditionnel par un monde hostile à sa lumière, l’être va très tôt développer des mécanismes de défense. Pour ne plus souffrir de ce rejet, il va enfermer son élan de vie à double tour dans les caves de son inconscient, se jurant de ne plus jamais dévoiler ce qui est de nature à le faire souffrir. C’est ainsi que progressivement, l’âme est de plus en plus oppressée par l’ensemble des mécanismes d’occultation qui auront été mis en place pour ne plus revivre la souffrance. L’élan de vie qui aura ainsi été brimé, meurtri, va se figer, se crucifier. Une part de l’âme va se cristalliser en ombre, privée de la Lumière par le voile des schémas de fonctionnement d’un ego mis en place pour rendre inviolable l’endroit de la blessure, par tous les moyens. Ce gardien de l’âme qu’est l’ego, aura en effet pour mission d’élaborer des stratégies destinées à cacher et à contenir l’élan de vie. Surtout, ne pas exposer l’âme une nouvelle fois aux yeux du monde extérieur, pour éviter de revivre cette souffrance liée au rejet, à l’humiliation. 

L’ego va désormais se conformer aux attentes du monde extérieur, endosser un rôle, porter un masque pour cacher ce qui est dévalorisé ou pour montrer un beau visage qui lui permettra d’obtenir la reconnaissance et l’approbation dont il a besoin pour s’assurer que ses ombres passent inaperçues. Il cherchera le succès, les éloges. Il fera sienne les positions mentales idéologiques d’un groupe d’appartenance afin de se sentir accepté, considéré, reconnu en retour, allant jusqu’à renoncer, le plus souvent, à son bon sens et à sa capacité de penser par lui-même. Il fera en sorte d’être apprécié, non pas pour ce qu’il est au fond de lui, mais pour les valeurs que le consensus universel glorifie. Afin d’être digne d’être aimé, il sera prêt à sacrifier sa petite flamme, perdant en même temps son pouvoir et sa dignité. C’est ainsi que l’être oubliera qui il est, pour mieux se conformer au cadre dans lequel il sera toléré, devenant ainsi un esclave au service d’un monde apocalyptique, où tout est uniformisé et contrôlé pour mieux asservir les âmes. 

Lutter pour au lieu de lutter contre 

aucoeurduvivant bougie flamme elan sarroCette petite flamme présente au cœur de l’âme ne peut accepter de s’aligner sur les normes en vigueur au sein d’un système, quel qu’il soit. Elle a sa propre loi, sa propre vérité, qui ne saurait entrer dans aucun « moule ». Elle est l’antithèse du conformisme. Nous comprenons mieux pourquoi l’élan de vie de l’âme est une menace pour tout système dogmatique qui a besoin que l’être courbe l’échine pour conserver son hégémonie. L’emprise du système n’est pourtant pas à blâmer, car il n’est que le reflet symbolique de l’emprise individuelle qu’à l’ego sur chaque âme. Comprenez par là que si tous les Êtres se libéraient de leurs structures égotiques, les différents systèmes disparaîtraient forcément. Le macrocosme est toujours le reflet du microcosme. C’est la raison pour laquelle il ne sert à rien de lutter contre le système tant que la lutte est orchestrée par l’ego lui-même. L’ego lutte contre tout ce qui peut menacer son identité, alors que l’âme s’investit en faveur de son idéal. La dynamique est complètement différente : l’ego cherche toujours à s’opposer à ce qui est en place, alors que l’âme aspire à réformer le monde en y insufflant un vent de nouveauté, d’originalité. L’ego cherche toujours à supprimer ce qui est en surplus, alors que l’âme apporte sa contribution en créant ce qui fait défaut. Tout est question de l’état de conscience à partir duquel nous agissons. S’engager dans une lutte contre le mal, en étant animé d’un esprit d’exclusion, de domination, d’asservissement et de contrôle, ne peut que renforcer la dualité, car le mal est précisément ce qui pousserait à l’action, quand bien même celui qui agit ainsi proclamerait œuvrer au nom du bien. Comme disait Gandhi : « œil pour œil dent pour dent, et nous finirons tous aveugles ». En d’autres termes, combattre l’ego en étant soi-même sous l’emprise de nos propres conditionnements égotiques, ne fait que renforcer ce que l’on combat. Il s’agit donc de choisir une autre voie, celle qui élève le débat au lieu de l’enfoncer dans l’opposition des valeurs et des croyances. 

Pour cela, il est impératif de cesser de porter son attention en périphérie de soi-même, et de revenir au centre, car c’est là, et seulement là, que nous pouvons retrouver cet élan de vie qui est la véritable force de changement dont le monde a besoin, pour que s’y établisse le paradis terrestre. 

Manquer la cible : le péché !

Comme nous l’avons vu, ce principe de la connaissance du bien et du mal qu’est l’ego, a réprimé l’élan de vie de l’âme par ses croyances limitantes, et en réaction à cette répression opérée par le monde extérieur, l’être s’est lui-même forgé un ego qui a usé des mêmes mécanismes pour maintenir son contrôle sur l’âme. En d’autres termes, l’ego collectif a forgé l’ego individuel. L’Être, qui était pur au départ, s’est laissé formater, conditionner par le système, par les structures de l’ego. C’est ainsi qu’il s’est laissé corrompre et enfermer dans une vision faussée de lui-même et de la réalité du monde. Désormais, son âme est coupée en deux. Ce qui est moralement admis peut s’exprimer, mais tout ce qui est susceptible de menacer le conformisme et la raison raisonnante, est condamné au silence, muselé. Oui, la fausse morale du bien et du mal a coupé l’âme en deux, polarisant une partie de sa lumière en ombre. Mais cette ombre, qui n’est autre que l’élan de vie bloqué, crucifié, ne disparaîtra pas pour autant. Cette énergie vitale contenue, aspirera toujours à retrouver sa Lumière perdue. Elle cherchera toujours à renaître, pour se rayonner et exprimer sa nature, car ce n’est que par elle que la Volonté divine peut se manifester dans le monde. Mais tant que l’être continuera d’occulter sa propre Lumière, par peur de revivre la souffrance passée, il « manquera la cible », il passera à côté de sa mission de vie, de son Dharma, il s’égarera hors de la Voie du juste milieu, sombrant dans les extrêmes et renforçant la dualité. Ce déséquilibre sera la cause principale des problèmes physiques et psychiques, et de leurs reflets dans le monde que sont les injustices, la pauvreté, la pollution, l’exploitation, la corruption, et j’en passe. Coupé de sa Lumière, l’être restera figé, bloqué, crispé par la peur que ses ombres soient vues. Il vivra peut-être des moments de paix et de plaisir, mais il s’interdira de goûter à la véritable joie d’être en phase avec le mouvement même de la vie. 

La joie véritable est ressentie lorsque nous vivons ce pour quoi nous sommes faits. Dans cette dynamique-là, nos gestes, nos actes, nos paroles, sont comme autant de rayons lumineux, qui peuvent émouvoir, élever et inspirer les autres. Lorsque la lumière se rayonne à partir du cœur, elle se reflète dans le cœur d’autres formes de conscience, et ainsi elle se démultiplie. Voyez la puissance de vie qui s’exprime à travers un petit enfant. Peu de gens restent insensibles devant tant de pureté. L’enfant est pleinement lui-même, il est entier, vivant. Cette candeur et cette simplicité ne nous ont jamais quitté, elles sont toujours présentes derrière les épaisses couches de nos conditionnements. Cette petite flamme du cœur ne s’est jamais éteinte ! N’est-ce pas une bonne nouvelle ? Elle est comme une fleur qui cherche à s’épanouir à chaque instant. Elle ne cessera jamais de vouloir éclore pour nous offrir toute la beauté de son unicité. Une nouvelle chance nous est toujours donnée de choisir la voie du milieu, celle de l’authenticité, celle de la vérité de ce qui est « vivant » en nous, derrière les mascarades, les stratégies, les simulacres. 

Plonger dans l’ombre pour y faire la lumière, ou la voie du pardon

Révéler notre petite flamme peut faire peur, car nous portons les stigmates de la blessure que nous avions éprouvée lorsque nous avions été rejetés en la laissant briller. Mais si nous voulons avoir une chance de pouvoir goûter à ce bonheur indicible que procure la dynamique de création débridée, nous n’avons pas d’autre choix que d’oser nous montrer dans ce que nous croyons, à tort, être dégradant, honteux ou nullissime. Il est nécessaire d’ôter une à une les couches opaques qui oppriment la Lumière de notre âme, et cela n’est possible qu’en renonçant aux subterfuges et aux stratégies d’évitement qui nous maintiennent dans le sentiment rassurant d’être à distance de notre vulnérabilité et du sentiment dévalorisant qui lui est associé. Ne plus se cacher, c’est s’exposer au risque d’être à nouveau rejeté, mais c’est le passage obligé. Il y a une porte noire à franchir, et cela fait peur évidemment. Il serait tellement plus facile de regarder vers la Lumière pour se donner l’impression d’être illuminé, mais c’est au contraire en plongeant dans l’ombre que l’on peut véritablement devenir lumineux. Tout le reste n’est que fuite vers un monde d’illusions et de chimères. 

Lorsque l’ombre n’est plus maintenue prisonnière derrière les réactions conditionnées de l’ego, elle est mise en lumière par la Conscience. Le brouillard hypnotique dans lequel nous maintiennent nos schèmes égotiques est dissipé par l’action de présence de la Conscience qui ressent, avec concentration, la nature des sensations corporelles en arrière-plan. C’est le corps qui témoigne de ce qui est « vivant » en soi-même, à chaque instant. En surface, dans les méandres de notre mental, nous pouvons nous voiler la face, mais le corps exprime toujours la vérité, car il fait partie intégrante de notre âme. C’est là que l’ombre peut être ressentie par la pure conscience libérée de l’identification à de fausses croyances. Et par cet accueil inconditionnel de sa vibration, l’ombre peut à nouveau se sentir aimée telle qu’elle est. A nouveau, elle est considérée, reconnue, mise en lumière par la Conscience qui l’accepte telle qu’elle est. C’est la voie de la rédemption, de la compassion et du pardon de soi. En effet, en acceptant d’être vu dans notre petitesse, nous nous pardonnons, et nous accédons à la véritable grandeur, celle d’une âme noble pour laquelle la transparence est plus importante que les apparences fallacieuses. Par ce lâcher-prise, nous ne cherchons plus à faire disparaître le « vivant » derrière un mur de mensonge. 

De l’or à partir du plomb

C’est là que la magie peut opérer, que l’ordre peut être créé à partir du chaos. L’ombre ainsi exposée à la Lumière de la Conscience devient elle-même lumière. La dualité cède la place à l’unité à l’intérieur de l’être. L’emprise de celui qui se jette en travers, s’amenuise. Là est tout l’art de la transmutation alchimique du plomb en or. Cette ombre en soi qui porte en elle l’ensemble des blessures émotionnelles, apparues lorsque nous avons été rejetés par le monde extérieur, n’est pas autre chose que cette énergie d’amour bloqué. Remise en mouvement par la Lumière de la Conscience, elle peut se manifester en tant que cet élan de joie, de bonté, d’inspiration, de sagesse, d’intelligence du coeur. Il suffit pour cela de ressentir ce qui est vivant en soi-même, et d’oser en révéler la nature. Ne plus avoir peur, ne plus avoir honte de ce qui est vivant en nous. Ne plus redouter d’exprimer la vérité présente en son cœur, même si celle-ci doit être perçue comme une faiblesse, une vulnérabilité, une imperfection ou quoique ce soit de dégradant aux yeux de l’ego et de sa fausse représentation de ce qui doit être parfait, tant socialement que spirituellement. 

L'importance de la Foi

C’est à ce niveau que la notion de Foi est importante. Avoir la Foi, c’est avoir la conviction profonde que le lâcher-prise par lequel nous nous abandonnons à la vérité de l’instant présent, est une formidable ouverture par laquelle la Lumière spirituelle peut pénétrer en nous et œuvrer pour la transmutation, la guérison. L’acte de Foi, est un acte par lequel nous renonçons aux mécanismes de défense de l’ego dysfonctionnel, pour nous en remettre à la puissance protectrice de la Lumière. C’est un acte de courage, car il faut être fort et déterminé pour ne pas céder à la tentation de réagir pour nous maintenir éloignés de ce qui nous fait si peur en nous-mêmes. Cette absence de réaction ne nous rend toutefois pas passifs et insensibles face aux aléas de l’existence, mais au contraire pleinement actifs. En effet, si la transmutation est une action de présence, toute intérieure, la Lumière qu’elle remet en mouvement nous réaligne sur notre élan de vie. Portés par cet élan régénéré, nous nous positionnons alors en faveur de ce que nous voulons vraiment, nous agissons !

La sagesse de respecter les étapes

L’éveil à notre véritable nature n’est donc pas une fuite dans un « arrière-plan » depuis lequel on contemplerait, de façon détachée, le monde se dérouler sous nos yeux, réprimant et refoulant nos ressentis, pour mieux se croire libéré des contingences du monde phénoménal. Cette déresponsabilisation est une illusion véhiculée par les faux-gourous de la non-dualité, qui fascine les esprits en souffrance en quête de valorisation spirituelle compensatoire. La doctrine sacrée de l’Advaïta Vedanta n’est pas accessible avant que l’âme n’ait pu réintégrer son état primordial. Il y a des étapes à respecter, au risque de s’égarer dangereusement (voir notre article Mise en garde au sujet de la Voie de la Non-dualité). Il ne viendrait à l’idée de personne de courir avant d’avoir appris à marcher... Il en va de même pour la quête spirituelle.   

Avant de songer à transcender l’individualité pour réintégrer le Soi, il est impératif d’œuvrer pour la restauration de cet état primordial de l’âme humaine. C’est l’étape incontournable au cours de laquelle nous apprenons à désapprendre, pour redevenir comme le petit enfant que nous avons été, non pas en régressant sur le plan intellectuel, mais par la capacité à être vrai et à honorer nos aspirations profondes. C’est l’état de pureté, de simplicité et de fluidité que nous cherchons à retrouver. Si nous considérons que la « chute » s’est manifestée par un obscurcissement progressif de la lumière de notre âme d’enfant, alors l’éveil à notre véritable nature est comme une illumination intérieure qui produit une remontée vibratoire. Notre conscience n’étant plus « parasitée » par les schémas dysfonctionnels de l’ego, nous voyons la réalité au travers de notre propre Lumière… et ce qui nous apparaissait auparavant comme un monde triste et déprimant, prend l’apparence d’un paradis.

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