mardi 2 décembre 2014

La méditation Vipassana, un art de vivre (par S.N. Goenka)

Vipassana est un mot sanskrit signifiant « vision pénétrante » ou « vision intérieure ». C’est aussi le nom d’une technique de méditation bouddhiste dont la transmission remonterait au Bouddha lui-même, Siddhârta Gautama. Sans décrire dans les détails un protocole qu’il vaut mieux découvrir par soi-même lors d’un stage d’apprentissage (voir site officiel en français : http://www.dhamma.org/fr), résumons Vipassana en disant qu’il s’agit d’un état d’esprit particulier qui consiste en l’observation détachée et équanime des sensations et des pensées qui se manifestent à l’intérieur de soi-même. Nous estimons qu’il est intéressant de présenter cette technique sur notre site internet consacré à la régénération de l’âme, car cette « vision pénétrante » est la faculté qu’il convient d’entraîner si l’on souhaite réaliser l’œuvre de transmutation alchimique de nos blessures psychiques.

jeudi 13 novembre 2014

Discussion autour de la méditation


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Cette vidéo a été enregistrée le 27.10.2014 au Jardin botanique de Genève. L'entrevue a duré un peu moins d'une heure. Au menu, un large tour d’horizon sur le thème de la méditation, qui je l’espère vous sensibilisera aux nombreux bienfaits qu’elle peut apporter à ceux qui s’y adonnent, tant au niveau de la santé que de l’épanouissement personnel :

mercredi 29 octobre 2014

Un artiste dans l’âme

Nous avons tous une petite flamme au cœur de notre Être, une petite flamme qui aspire à briller, à transmettre sa Lumière. Vous savez, cette petite flamme qui fait scintiller le regard de celui qui transmet sa passion, son art, ce en quoi il croit profondément et qui lui apporte de la joie quand il le fait. Oui, il y a un artiste en chacun d’entre-nous. Nous avons tous une passion, quelque chose pour lequel nous sommes naturellement doués. Et il n’est pas seulement question de peinture, d’architecture ou de musique, mais de toute activité créatrice que nous aimons vraiment entreprendre, qui nous fait vibrer, nous motive à nous surpasser et nous confère une énergie formidable lorsque nous nous y adonnons. Notre art est unique, car il est la manifestation, dans le monde, de cet élan de vie qui prend naissance dans nos entrailles, dans ce centre primordial de notre individualité qu’est le hara.

Nous avons tous une petite flamme au cœur de notre Être, une petite flamme qui aspire à briller, à transmettre sa Lumière. Vous savez, cette petite flamme qui fait scintiller le regard de celui qui transmet sa passion, son art, ce en quoi il croit profondément et qui lui apporte de la joie quand il le fait. Oui, il y a un artiste en chacun d’entre-nous. Nous avons tous une passion, quelque chose pour lequel nous sommes naturellement doués. Et il n’est pas seulement question de peinture, d’architecture ou de musique, mais de toute activité créatrice que nous aimons vraiment entreprendre, qui nous fait vibrer, nous motive à nous surpasser et nous confère une énergie formidable lorsque nous nous y adonnons. Notre art est unique, car il est la manifestation, dans le monde, de cet élan de vie qui prend naissance dans nos entrailles, dans ce centre primordial de notre individualité qu’est le hara.

mardi 7 octobre 2014

La fuite de l'instant (par Eric Baret)

"Ce qui est sombre, c’est la recherche spirituelle moderne, c’est cette espèce de fuite de l’instant."Eric Baret
On vit une époque très sombre — qui a, par le fait même, son côté lumineux — mais sombre au plan politique et social. Est-ce que vous croyez que l’on a beaucoup d’espoir de se sortir de cette crise de fin de siècle et de millénaire ?

J’espère que non parce que finalement ce qui est sombre, c’est la prétendue recherche spirituelle. Ce qui est sombre, c’est de voir des professeurs de Yoga à tous les coins de rue. Ce qui est sombre, c’est le channeling. Ce qui est sombre, c’est la recherche spirituelle moderne, c’est cette espèce de fuite de l’instant. Par contre, ce qui est merveilleux, ce qui est «auspicieux», c’est la guerre qui s’approche, ce sont les cataclysmes qui viennent, parce qu’ils remettent profondément en question l’être humain, lui font poser de véritables questions. Tout le reste le fait dormir.

vendredi 3 octobre 2014

Un refuge, et non une fuite...

Le Bouddha conviait ses disciples à être "leur propre île, leur propre refuge". Par ces mots, il voulait sans doute les inviter à se placer dans l'état d'être méditatif de la présence à l'instant présent, pour se libérer des schémas de pensée limitants de l'ego et des émotions dysfonctionnelles qui leur sont liés.

Par cette libération de "ce qu'il n'est pas", c'est-à-dire de son faux-moi égotique, l'Être peut retrouver la paix intérieure et se ressourcer par l'état d'ouverture à la Lumière spirituelle que cet état d'être rend possible. Dans cet état de Conscience pure focalisée sur les sensations corporelles produites par la fausse identification aux schèmes de l'ego, celui-ci est maîtrisé. La fausse identification étant rompue, l'ego ne peut plus s'interposer entre la Lumière spirituelle et l'Âme, et cette dernière peut à nouveau émerger du centre, tel un élan de vie qui va produire des envies, des besoins, des pensées, des émotions, etc. L'Être sentira en lui le mouvement même de la vie qui aspire à se manifester pleinement par des actions concrètes.

dimanche 24 août 2014

L'éveil à sa véritable nature

"Imaginons un monde où chaque être humain pourrait vivre ses rêves, avoir la liberté d’être pleinement lui-même en toutes circonstances, être libre des conditionnements dogmatiques qui limitent l’expression de son fabuleux potentiel créateur, être guéri des blessures émotionnelles et des mécanismes protecteurs qui leur sont associés."
Imaginons une autre humanité

Si tous les êtres vivaient cette réalité-là, le monde souffrirait-il encore de tous ces troubles que sont les guerres, les inégalités sociales, la pauvreté, la pollution, les épidémies et les famines, pour ne citer que ces principaux fléaux ? L’humanité ne connaîtrait-elle pas l’unité, la paix, l’abondance, la fraternité ? Les valeurs dominantes ne seraient-elles pas le partage, la tolérance, la compassion, la liberté, le respect et l’amour inconditionnel ? Il est difficile d’affirmer que la vie serait aussi belle que cela pour tout un chacun, mais il est certain que le niveau de vie global serait considérablement amélioré si chaque être pouvait vivre dans la joie que lui procurent la liberté d’être pleinement lui-même et la réalisation de ses aspirations profondes. Il est en effet concevable qu’un être qui vit à l’écoute des besoins de son coeur et qui se donne les moyens de les satisfaire, est heureux, épanoui, et que la plénitude qu’il ressent rejaillit dans sa vie sous la forme de comportements aimants, altruistes, respectueux et harmonieux, s’inscrivant de façon juste et parfaite dans la collectivité à laquelle il appartient. Il est tout aussi concevable qu’un être qui est coupé de lui-même ne puisse être épanoui et que ses actions reflètent son manque d’élan intérieur, son manque de joie. Si cette hypothèse est valable, alors nous pouvons en conclure que les problèmes que connaît notre humanité sont le reflet des problèmes que vit chaque être qui la compose. Les maux évoqués plus haut seraient ainsi la manifestation symbolique de ce que les êtres humains s’infligent à eux-mêmes.

mardi 27 mai 2014

L'alchimie du coeur

Sur le plan intérieur, toute ombre qui n’a pas pu être mise en lumière remonte tôt ou tard en surface, c’est une loi naturelle à laquelle personne n’échappe. Cette ombre, c’est le mal-être émotionnel et l’état de tension que nous éprouvons lorsque nous faisons l’expérience d’un blocage d’énergie, à un niveau ou à un autre. Or, que sommes-nous tentés de faire lorsque c’est le cas ? Le plus souvent, nous cherchons à fuir cet état désagréable. Nous cherchons à « anesthésier » la souffrance, l’ombre en soi. Pour cela, la plupart du temps, nous nous déportons vers l’extérieur en quête de stimulation sensorielle ou alors nous trouvons un « bouc émissaire » sur lequel nous pouvons projeter notre négativité apparue en réaction à cette souffrance. En nous déportant de la sorte, nous sortons de nous-mêmes, nous détournons l’attention vers autre chose, pour ne plus ressentir, pour nous« dégager ». Ce mécanisme d’évitement peut apporter un soulagement ou une satisfaction en réaction à l’atténuation de la souffrance, mais cela ne signifie pas pour autant qu’elle aura disparue…

mardi 28 janvier 2014

Hommage au Souffle divin

aucoeurduvivant hamsa brahma elan sarroUn jour, Dieu se dit qu'Il aimerait pouvoir visiter Sa Création, en chaque recoin, pour l’éclairer de Sa Lumière d'Amour et lui apporter harmonie, paix, beauté et abondance.

Mais pour cela, il lui fallait un véhicule, et parmi tous les animaux, Il choisit le cygne. Non pas qu’Il aimait mieux le cygne que les autres animaux de Sa création, mais simplement parce que c’est celui qui se prêtait le mieux à la fonction de véhicule, se dit-Il.

Le cygne fut si heureux qu’il se donna corps et âme dans sa fonction, et allait partout où il lui était demandé de se rendre pour dispenser la Lumière de l’Amour de Dieu.

Le cygne était une monture parfaite, si parfaite qu’il faisait corps avec Dieu. Une simple pensée de Celui-ci, et le cygne s’exécutait, tout heureux qu’il était, par-dessus tout, de servir son Maître bienveillant. Le majestueux cygne était devenu le prolongement parfait de son Maître.

vendredi 10 janvier 2014

Faire l'amour avec le vivant

On m’a une fois posé la question de savoir quelle était la meilleure pratique spirituelle pour se connecter à notre Âme, ou pour reprendre l'expression exacte de cette question, à notre "champ vibratoire".

Pour répondre à cette question, tout d’abord faut-il s’entendre sur ce qu’est le champ vibratoire. Dans le contexte qui nous intéresse ici, cette expression fait référence à l’ensemble des énergies qui font partie intégrante de l’Âme vivante (jivâtma) et qui la constituent en tant que telle, à savoir le corps, les émotions, les mémoires (soit les conditionnements, ce que les orientaux appellent les samskâras et les vâsanâs) et autres composantes psychiques, l'énergie vitale, etc. Ce champ vibratoire (ou Âme vivante donc) peut-être symbolisé par le reflet du Soleil à la surface d’un plan d’eau. Il est la lumière du Soi (Âtmâ), réfléchie dans le monde en tant que son individualisation.