lundi 28 octobre 2013

Et si c'était aussi simple que cela...

L'homme moderne croit que sa vie et tous les problèmes dont elle est le théâtre ne peuvent être gérés que par l'entremise de son mental. En vérité c'est tellement plus simple que ce qu'il peut bien penser. Il lui suffit de lâcher-prise en acceptant, dans un élan de foi, de faire confiance au Divin. Comment ? Eh bien il ne s'agit pas d'une prière à adresser à un Dieu extérieur à soi, mais de prendre le regard du Divin en soi. Ce grand lâcher-prise, qui est en même temps une ouverture (du point de vue de l'individualité), est obtenu grâce aux trois clés que sont le ressenti, le relâchement et la correction de la posture. Se mettre dans un état de Présence à l'instant présent, de cette manière, apaise le mental et apporte de l'énergie à l'Âme. L'énergie vitale dont il est question est le prâna, la pure énergie d'Amour (shakti) en mouvement, que cet état de lâcher-prise permet de capter en juste mesure par une respiration qu'il aura permis de rendre naturelle et profonde.

mercredi 12 juin 2013

Le parent bienveillant et l'enfant blessé

L’Amour est à une seule croyance de distance, et pourtant il nous semble si difficile de l’obtenir. Il nous suffirait de lâcher-prise, c’est-à-dire de nous abandonner à l’instant présent et à ce qui s’y manifeste, dans une ouverture totale aux perceptions que nos sens nous transmettent. Il suffirait d’arrêter de chercher quelque chose d’autre que ce moment présent qui nous semble si « vide » de sens, parce que nous ne savons pas en reconnaître l’immense richesse.

Si c’est si simple que cela, alors pourquoi ne le faisons-nous pas ? Peut-être parce qu’il y a en nous un enfant blessé qui refuse de croire que cela soit si simple. Il refuse de croire que l’Amour peut venir de l’intérieur et il s’obstine alors désespérément à le chercher à l’extérieur. Parfois, il parvient à obtenir quelques miettes. Il comprend alors qu’il peut se tourner vers des sources extérieures et en devient dépendant. La nourriture n’est peut-être pas folichonne, mais à défaut de mieux, il s’en contente, même si elle lui fait du mal et renforce en lui cette tendance à se déporter vers l’extérieur pour y trouver compensation. Dès qu’il souffre du manque, il reprend le même chemin pour anesthésier cette sensation désagréable. Il est si dépendant de cette source d’amour de substitution qu’il ne peut même pas concevoir la possibilité de ne plus pouvoir y avoir accès. En effet, que deviendrait-il s’il ne pouvait plus compter sur cet apport extérieur ? C’est la dernière chose à laquelle il peut s’accrocher, comme une bouée de sauvetage en plein déluge. Il va donc s’y accrocher de toutes ses forces, dans la peur constante qu’elle lui échappe et qu’il sombre dans les profondes ténèbres de son vide intérieur.

Bien respirer pour bien vivre

C’est un lieu commun de dire que la qualité de la respiration est un élément essentiel de la santé. Et pourtant, pouvons-nous affirmer que nous respirons tout le temps harmonieusement ? Notre respiration est bien souvent réduite dans son amplitude par des tensions musculaires au niveau du visage, du plexus solaire, du bas ventre, des épaules, de la gorge et de la nuque. Ces zones, lorsqu’elles sont crispées (même légèrement), empêchent notre diaphragme de fonctionner correctement. Ces tensions sont le plus souvent produites par l’identification à certains schémas de fonctionnement, qui sont pour la plupart du temps inconscients. Bien entendu, ces tensions ne sont pas seulement causées par de fortes émotions ; il suffit d’une simple pensée en apparence anodine, et la crispation apparaît sans que nous nous en rendions compte.

Au lieu d’être parfaitement maîtres de soi en toute circonstance, nous nous laissons le plus souvent influencer dans l’inconscience des énergies qui nous animent, un peu à la manière d’un robot qui rejouerait continuellement les mêmes programmes, de manière automatique. Ces programmations inconscientes sont le résultat d’années de conditionnements au cours desquelles nous avons mis en place des mécanismes de défense destinés à nous maintenir le plus éloigné possible de nos blessures émotionnelles, ces « ombres intérieures » que nous refusons de dévoiler au grand jour par peur de ne pas être reconnus, aimés, acceptés et estimés par les autres. Ces mécanismes de défense sont censés nous protéger pour ne pas souffrir davantage. Toutefois, la peur de revivre la souffrance qui leur est associée, créée un état de crispation qui est l’état opposé du lâcher-prise et qui est la cause de bien des tourments.

lundi 10 juin 2013

Remobiliser notre marge intérieure


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Si les stimuli extérieurs sont les mêmes, pourquoi nos réactions ne sont-elles pas pareilles ? La différence se situe au niveau de notre « marge intérieure ». Celle-ci traduit à chaque instant notre degré de paix intérieure, notre capacité de détachement, d’acceptation et, par conséquent, notre faculté à rester maître de soi. En principe, une marge intérieure faible est la conséquence d’une identification continue à certains schémas de fonctionnement négatifs, dans un intervalle de temps rapproché. Cette identification nous éloigne de notre véritable nature ; elle nous déporte vers l'extérieur, en périphérie de notre centre, et tout stimulus extérieur nous fait réagir à partir des mécanismes de défense que nous avons mis en place pour assurer la survie de l'image "périphérique" toute conceptuelle que nous nous faisons du "moi".