vendredi 30 mars 2018

Nouveau projet : l'Académie du Vivant

Bonjour à vous,

Si je devais définir l’éveil spirituel de manière très brève, je dirais que c’est tout simplement VIVRE PLEINEMENT SA VIE, non pas selon les standards de réussite définis par la société de consommation, mais en suivant les élans de son cœur, les élans de l'âme. Quand on vit ainsi pleinement sa vie, on est comme une fleur qui s’épanouit, exprimant pleinement sa nature. 

C’est dans le but d’aider les êtres à vivre leur épanouissement que j’ai eu l’idée de créer, il y a déjà deux années de cela, le Cours du Vivant, une formation en ligne traitant des notions-clés de la pratique spirituelle, au travers de 48 documents pour un total d'environ 1000 pages de cours théoriques et pratiques.

Aujourd'hui, près de 500 abonnés reçoivent périodiquement les documents selon une fréquence d'envoi définie par eux. C'est pour moi une très belle réussite, et les nombreux témoignages positifs reçus au cours de ces deux années m'encouragent à poursuivre l'aventure en faisant entrer le Cours du Vivant dans une nouvelle dimension.

Mon projet est de créer une Web-Académie au sein de laquelle je mettrais à disposition l'intégralité de la formation, proposant un accès illimité aux documents et à leur contenu. Il n'y aurait donc plus besoin d'attendre la fin des envois périodiques pour disposer de l'intégralité de la formation, puisque TOUS les documents pourraient être lus ou téléchargés directement depuis cette plateforme online, tout comme les méditations guidées et les exercices audios d'ailleurs.

Pour réaliser ce projet d'envergure, j'ai besoin de vous. Le coût pour la création de la plateforme internet est estimé à 1200 euros. Pour récolter cette somme, j'ai mis en place une cagnotte, à partir de laquelle vous pouvez faire une donation du montant de votre choix, et découvrir tout ce que l'Académie du Vivant pourra vous offrir.

Pour un don de 49 euros ou plus, vous deviendrez très officiellement futur-e étudiant-e de l'Académie du Vivant, économisant au passage 200 euros par rapport au prix de lancement officiel (eh oui... autant que ça... c'est mon cadeau de Pâques ;-).

À l'inauguration prévue à fin juillet 2018, vous recevrez un PASS pour accéder à son espace privé et sécurisé, où vous pourrez librement consulter les 48 documents officiels présentés dans un tout nouveau format, mais aussi des ressources inédites ainsi qu'un espace d'échange exclusivement réservés aux membres de l'Académie.

Mise à jour : 3 AVRIL 2018

La somme a pu être récoltée en seulement...3 jours, et le projet va donc pouvoir être lancé ! Merci à tous les contributeurs, pour leur confiance et leur soutien :-)

Le financement participatif reste toutefois ouvert jusqu'au 20 mai et vous avez donc jusqu'à cette date pour obtenir vous aussi votre réduction sur le prix de l'abonnement à la future Académie du Vivant, soit 49 euros au lieu de 249 euros, ou pour faire un don du montant de votre choix. 

Le surplus récolté viendra alimenter un fond qui servira à offrir des bourses d'étude aux personnes disposant de bas revenus et souhaitant malgré tout pouvoir devenir étudiant de l'Académie.




Je répondrai personnellement à chaque contributeur pour le remercier et aussi pour le tenir informé de l'avancée du projet.


Je vous remercie pour votre attention.
Cordialement,
Frédéric




vendredi 5 mai 2017

Excalibur et son symbolisme

La légende raconte qu’au Moyen Âge, le trône vide du royaume de Bretagne était convoité par de nombreux individus. Pour mettre un terme aux querelles de ceux qui revendiquaient le titre de Roi, une épreuve mystérieuse fut proposée à quiconque voudrait régner sur le royaume de Bretagne. Il suffirait de parvenir à extraire l’épée Excalibur de l’enclume dans laquelle elle était emprisonnée. La légende nous raconte qu’aucun homme, même parmi les plus forts, n’y parvint. Seul un jeune enfant prénommé Arthur, réussi à s’emparer de l’épée magique C’est ainsi que la légende raconte qu’Arthur fut couronné Roi de Bretagne.


Le symbolisme de l’épée est généralement associé à la Lumière spirituelle, celle du Pur Esprit (le Soi, le Moi Suprême, l’Âtman, le « Je Suis », etc.), comme peut l’être également le rayon du soleil, la lance, la foudre ou la flèche. La légende du Roi Arthur et de l’épée Excalibur est particulièrement riche car elle nous enseigne que seul un petit enfant - dont l’esprit est pur par rapport à celui des « adultes » trop identifié à leur structure mentale -, a la possibilité d’utiliser l’épée. Il y a une correspondance évidente avec ces deux paroles de Jésus-Christ : «Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi ; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent» et encore «Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux.»

D’un point de vue ésotérique, le fait d’être Roi ne concerne pas la possibilité donnée à un individu de régner sur un territoire extérieur, mais sur sa réalité intérieure, et d’y établir les conditions de l’harmonie, d’ordre et d’équilibre (donc aussi de paix, de santé, de joie, etc.), qui concorde avec la véritable fonction d’un Roi. En effet, le Roi est celui qui réalise cette harmonie, cet ordre et cet équilibre, non pas par lui-même, mais par la puissance de l’influence spirituelle qu’il laisse passer à travers lui et qui seule est capable de résoudre les conflits dans son royaume (ou dans sa réalité intérieure, sur le plan microcosmique).

Sur le plan intérieur plus spécifiquement, il ne s’agit pas d’une dynamique martiale de lutte entre le bien et le mal à l’intérieur de soi-même, mais de résolution des oppositions par la force cohésive et équilibrante de la Lumière spirituelle, dont Excalibur est le symbole. C’est ce que Thésée n’a pas compris, lui qui a terrassé le Minotaure à partir d’une volonté d’anéantissement, à l’aide de sa massue de cuir (symbole de bestialité), alors qu’il aurait dû se servir de son épée d’or pour vaincre le Minotaure - le monstre symbolisant sa nature inférieure -, qui ne devait pas être détruit, mais transmuté par la Lumière spirituelle symbolisée par cette même épée d’or.
    
La légende raconte qu’Excalibur est incassable et qu’elle rend invincible celui qui la détient. La Lumière spirituelle symbolisée par Excalibur, ne peut être détruite car elle est « au-delà » du monde des formes, et elle rend invincible son détenteur car n’étant plus identifié au «petit-moi» formé par un ensemble d’agrégats (ou composantes psychiques) soumis à la loi de l’impermanence, celui-ci ne peut plus « mourir » sur le plan psychologique. Il ne peut être vaincu car sa véritable essence n’est pas « de ce monde » même s’il continue d’y vivre.
    
La condition pour être détenteur de l’épée, autrement dit pour être aligné sur la Lumière spirituelle et la laisser œuvrer à l’intérieur de soi, est d’avoir un esprit (ego) pur, simple, «pauvre», comme peut l’être celui des petits enfants. Cela ne signifie pas qu’il faille s’infantiliser, mais qu’il faille cesser de percevoir le monde au travers de la complexité d’une structure mentale omniprésente. Voir les choses à partir d’un esprit pur, c’est voir les choses telles qu’elles sont, et non telles que le filtre de nos conditionnements mentaux karmiques nous les fait voir, en les déformant inévitablement et en empêchant d’en découvrir l’essence, la vérité. Cela implique de ne pas céder à la tentation de réagir sur la base de nos conditionnements, de nos automatismes dans un état d’auto-hypnose liberticide, mais d’observer, de goûter, d’accueillir « ce qui est » sans filtre, avec un esprit d’unité, une bienveillante neutralité qui ne s’oppose à rien, mais qui inclut à l’infini, et qui triomphe ainsi de la dualité (c-à-d. de nos conflits intérieurs) par le seul fait de s’extraire de la dynamique d’opposition à laquelle l’identification à la structure mentale nous confine. Ce positionnement intérieur ouvre la porte de l’incarnation à la Lumière spirituelle, et lui permet d’en rectifier la « matière psychique », opération proprement alchimique qu’elle seule est capable de réaliser, raison pour laquelle celui qui est identifié à sa structure mentale ne peut espérer connaître le Royaume de Dieu (C’est pour cela que seul un enfant pur comme Arthur fut capable de posséder Excalibur).
    
L’esprit individuel (ego) ne peut rien par lui-même en terme de guérison, de transmutation, d’harmonisation. Tout au plus peut il s’ouvrir à l’influence spirituelle par une opération de repentance, de conversion intérieure, que l’on appelle le lâcher-prise et qui rend véritablement maître de soi-même. La véritable maîtrise de soi est celle de l’abandon dans l’attention pure à la réalité de l’ici et maintenant. C’est l’acte du renoncement à la volonté inférieure pour se remettre, s’aligner et se « soumettre » pourrait-on dire aussi, à la Volonté divine, celle de la Lumière spirituelle.

C’est ainsi seulement que la magie peut opérer... Une magie divine, celle de la Lumière spirituelle.


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mercredi 26 octobre 2016

Une vision d'un grand basculement

Dernière mise à jour : 3 novembre 2017

Depuis quelques mois, la récurrence de synchronicités mêlées à certaines informations provenant du monde extérieur, ainsi que d'observations basées sur ma propre expérience et celles d'autres personnes, m’amènent à considérer qu'un changement vibratoire d'une grande ampleur, sans précédent dans l'histoire de notre humanité, est en train de se produire et d'impacter nos vies.

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Ce changement serait, selon moi, la conséquence de la montée en puissance graduelle de l'influence d'une Intelligence suprême, que l'on pourrait assimiler à la Lumière spirituelle. La première des conséquences de cette "descente spirituelle", qui en engendrerait d’autres par effet domino, est la mise en mouvement de l'énergie située à la base de la colonne vertébrale, appelée Kundalinî, non pas d'un coup comme c'est le cas parfois exceptionnellement chez les méditants ou les adeptes du pranayama, mais progressivement, selon les capacités d'intégration de chacun. Le déploiement interne de ce "feu serpentin" ne se ferait toutefois pas sans douleur, car le processus de transmutation qu'il enclenche au niveau de la "matière psychique" de l'être humain, est très déstabilisant pour son ego, qui s'en trouve désorienté et qui déploie en conséquence son arsenal de stratégies destinées à lui permettre de garder le contrôle.

jeudi 20 octobre 2016

Avec innocence et sagesse

Une vie sépare le petit enfant de l’ancien, et pourtant, dans leurs yeux, miroirs de leur âme, étincellent innocence et sagesse. Innocence chez le petit enfant, et sagesse chez l’ancien. Ces deux qualités de l’âme, incarnées par ces deux êtres qui s’opposent sur la ligne du temps, les rassemblent pourtant, car elles prennent racine au cœur même de l’âme humaine, dans ce noyau fondamental de l’être avec lequel le petit enfant est encore naturellement au contact, avec spontanéité et candeur, et sur lequel l’ancien, au gré des expériences de vie acquises au fil des ans, a réappris à s’aligner, souvent par la force des choses, dans l'apprentissage tardif de la valeur du lâcher-prise face aux tribulations de l'existence.

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Le petit enfant a cela de plus que l’ancien, que l’innocence qui est la sienne lui confère une forme de sagesse, alors que la sagesse de l’ancien est, quant à elle, dépourvue d’innocence. Cette différence se lit avec évidence sur leur visage. Celui du petit enfant reflète la pureté inhérente à l’innocence, alors que celui de l’ancien porte les stigmates des expériences de la vie qui lui auront progressivement fait perdre sa pureté, désormais couverte par un masque de contrôle et de répression de son âme, que la sagesse aura eu pour effet d’adoucir, certes, sans pour autant parvenir à restaurer l’innocence perdue de son âme d’enfant. Pourtant, l’innocence existe encore à l’état de germe dans le cœur de l’ancien, et il n’appartient qu’à lui de se servir de sa sagesse pour en réaliser le potentiel et ainsi, au crépuscule de sa vie, retrouver la simplicité propre à la prime enfance, synonyme d’innocence et de pureté.

Que son esprit se souvienne de cette capacité originelle qui fut la sienne à l’aube de sa vie, à vivre au rythme des pulsions de son cœur, et si sa mémoire est trop entamée par les ravages de l’usure, que sa sagesse l’inspire à observer attentivement le petit enfant, et à prendre exemple sur lui. Il se rendra compte à quel point il est simple de recouvrer l’innocence perdue, puisqu’il suffit de vivre comme lui, par le ressenti plutôt que par le mental, ou autrement dit, par le cœur plutôt que par la raison.

Saint-Exupéry écrivit : « on ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux ». S’il veut retrouver l’innocence et renaître à la simplicité de l’enfance, l’ancien est invité à réapprendre à voir avec le cœur. Dieu merci, voir avec le cœur n’est pas tributaire des organes des sens physiques, et l’ancien n’a donc pas à s’inquiéter de les savoir dégradés par l’œuvre du temps eux aussi. Sa capacité à voir avec le cœur, c’est-à-dire à accueillir la réalité du vivant en lui sans lui surimposer le filtre de la raison, ne peut en effet être altérée tant et aussi longtemps qu’il demeure conscient.

Ce qui est essentiel ne peut être vu qu’avec le cœur, parce que seul le cœur est capable de percevoir les choses dans leur essence. Cette essence, est la pure vérité de l’être qui s’exprime en l’instant présent. Ni juste ni fausse, ni bonne ni mauvaise, cette vérité EST, tout simplement, au-delà de tout jugement moral. La capacité à éprouver cette vérité dans sa nature véritable, est la caractéristique première de l’innocence. L’innocence du petit enfant ne se situe pas dans l’absence de faute ou de culpabilité, mais dans la faculté d’être en unité avec la vérité du vivant sans l’occulter, sans la réprimer, sans la juger.

Arrivé au terme de sa vie dans la redécouverte de l’art de vivre comme le petit enfant qui était potentiellement toujours présent en son cœur, l’ancien aura peut-être le sentiment d’avoir bouclé la boucle. Apaisé par ce retour aux sources, la mort prendra pour lui le visage d’un passage d’une forme à l’autre, simple instant s’inscrivant dans l’écoulement ininterrompu de la vie en l’instant présent, avec lequel il est désormais à nouveau capable de s’unir, avec le cœur, par le cœur, joyeusement, avec innocence et sagesse.


Elan Sarro

mercredi 14 septembre 2016

La Kundalini et le double symbolisme du serpent

QUESTION :

J'ai du mal à voir la Kundalini comme quelque chose de bénéfique sachant qu'elle est représentée par un serpent et que celui-ci est considéré comme mauvais présage. J'aurais aimé avoir votre avis sur le sujet.

REPONSE :

Le serpent possède un double symbolisme, l'un positif et l'autre négatif, tout comme le corbeau, le dragon, le lion et le renard, pour ne citer que ces exemples. 

Le serpent de la Genèse, représentant Satan, n'est évidemment pas le même que celui auquel le Christ lui-même fait référence et s'identifie lorsqu'il dit : « comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé » (Jean 3:14). Aussi, le Christ nous invite à être « prudents comme les serpents » (Matthieu 10:16), ce qui confirme également l'aspect positif ainsi que les qualités du serpent.

Le serpent est également représenté comme symbole de la véritable médecine dont parlait Hippocrate (vis medicatrix naturae), à savoir le Principe vital qui circule sans entrave au travers de l'anatomie subtile et qui assure ainsi la santé parfaite ainsi que l'éveil des facultés sensorielles et extrasensorielles de l'individu à leur optimum.

mardi 30 août 2016

Un exercice pour vous ressourcer rapidement

Voici un exercice très efficace pour vous ressourcer rapidement, en quelques minutes seulement.
  1. En position assise ou couchée, détendez-vous au maximum et ressentez en pleine conscience les sensations produites par cette détente. La détente musculaire induit automatiquement une relance du système nerveux parasympathique, dont l’une des fonctions est celle de la régénération de l’organisme, tandis que la pleine conscience vous met dans l’état dit « alpha », qui favorise l’ouverture du subconscient aux influences spirituelles bienfaisantes (voir point 3).
  2. À chaque expiration, parlez à votre âme avec des mots du genre : « détend-toi, laisse-toi aller, lâche prise, repose-toi, je suis là avec toi, tu peux te laisser aller, abandonne-toi, etc. ». Cela vous permettra d’approfondir naturellement l’expiration, sans forcer donc, de sorte que l’inspiration soit plus longue également. Il est important que l’expiration soit la plus profonde possible pour expulser au maximum l’air vicié et les déchets gazeux acides qu’il contient. Surtout NE CONTRÔLEZ PAS la respiration. CONCENTREZ-VOUS uniquement sur les paroles adressées à votre âme durant l’expiration. L’état de lâcher-prise de l’âme se manifestera par une expiration profonde, lente, naturellement, donc non forcée.
  3. Après avoir fait une vingtaine d’expiration comme expliqué au point 2, vous pouvez maintenant également vous concentrer sur l’inspiration. Pour chaque inspiration, ressentez l’air qui entre par les narines et ayez CONSCIENCE que le prâna, cette énergie spirituelle éthérée présente en abondance dans l’atmosphère, pénètre en vous et remplit tout votre corps d’une substance lumineuse bienfaisante.
  4. Pour chaque expiration, continuez d’appliquer la consigne du point 2.
Vous pouvez pratiquer cet exercice durant 10 minutes, plusieurs fois par jour selon vos besoins.

Elan Sarro, Au Coeur du Présent

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mardi 16 août 2016

Ouvrir la porte de l'âme au Souffle divin

Un souffle, oui, c’est cela la spiritualité. Le souffle de l’Esprit, sa lumière, à laquelle on cherche à s’ouvrir en se plaçant aussi souvent que possible dans l’esprit de bienveillance inconditionnelle. Comme disait Karl Graf Durkheim, « il n’y a pas à chercher Dieu, mais à se laisser trouver par Lui... ». Lui ouvrir la porte pour que Son Esprit pénètre en nous et nous insuffle Ses dons, pour notre Bien suprême et celui de tous, voilà ce qui nous est demandé en ces temps troublés où nous sommes testés dans notre capacité à aimer, non pas d’un amour conditionné par le fait que ce qui est aimé l'est parce qu'il satisfait nos besoins, mêmes fondamentaux, mais d’un amour inconditionnel, détaché et libre de toute attente.

Cette ouverture grâce à laquelle nous pouvons nous laisser trouver et pénétrer par l’Esprit de Dieu, n’est autre que l’esprit de bienveillance. La clé de voûte de la quête spirituelle tient en ces quelques lettres ! C’est ce secret essentiel qui est délivré au disciple tout au début de sa quête sous l’apparence d’un enseignement banal et anodin dont il ne comprend alors pas la portée, n’ayant pas encore la maturité pour cela. Cette maturité, il ne l’atteindra que bien des années plus tard, et alors, il pourra enfin se rendre compte qu’il possédait, dès le départ, ce secret dont il ne pouvait toutefois pas saisir la nature fondamentale parce qu’il n’y était pas préparé intérieurement. La graine fut déposée en lui dès le départ, et aura pris son temps pour germer, s’élever, fleurir et donner ses plus beaux fruits.

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Ce secret, c’est placer l’esprit de bienveillance au cœur de tout, dans chaque pensée, dans chaque geste, dans chaque regard, en chaque instant. Quoique l’on fasse, le faire avec amour, du mieux que l’on peut, dans cette noble intention que ce qui est touché, regardé, senti, goûté, soit aimé, élevé, béni, protégé, éclairé, qu’il s’agisse de soi-même (pensées, émotions, corps), ou de toute forme de vie à l’extérieur. Cultiver cet esprit dans les actes, des plus banaux aux plus grandioses : quand on fait son ménage, quand on fait sa toilette, quand on fait à manger, quand on parle à l’autre, quand on ressent une émotion, quand on s’identifie à ses pensées, quand on contemple la nature, quand on fait l’amour avec son partenaire, etc.

Tout faire dans cette pure et noble intention que ce qui est fait soit le fruit de l’amour en soi, pour la seule joie d’aimer, sans rien avoir besoin d’attendre en retour, car l’état d’être dans lequel on est alors placé suffit à nous remplir de bonheur. Ainsi, nous ouvrons la porte de notre être à la Lumière de l’Esprit, qui peut alors nous insuffler Ses dons et élever l’âme vivante à sa plus haute condition, celle du Verbe fait chair.

L’Amour de Dieu passe par l’amour de soi et de tout ce qui est.


Elan Sarro - Au Coeur du Présent